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rompt bientôt la corticale, ou ce qu'il en reste. Le périoste se laisse distendre du fait de son élasticité et réagit à l'irritation en formant une sorte de coque. Ainsi toutes les conditions sont réunies pour que se produise sponanément une fracture en bois
vert. L'ombre tumorale n’est jamais calcifiée avant l'irradiation.
Les caractères essentiels du tableau radiologique du sarcome d'EwinG sont donc : le siège central, la zone de stratification à la périphérie de l'os, enfin et surtout la forte prépondérance de l'ostéo-destruction rapide et intense par rapport à une ostéo-
construction quasi inexistante.
Le réticulo-sarcome de PARKER et JACKSON réalise un tableau tout à fait différent.
Tout d'abord, son évolution à bas bruit fait que lorsqu'on est amené à faire la première radiographie, les signes radiologiques sont déjà nets. Une longue portion de l'os est atteinte. Les limites entre zone spongieuse et zone compacte sont peu nettes et l'aspect d'os évidé bordé d'un liseré apparemment intact n'est
pratiquement jamais réalisé.
Nous signalerons tout particulièrement un fait essentiel : les processus de destruction et d'édification osseuse s'équilibrent à peu près. À cela, SCHINZ donne une explication qui pour être apparemment un peu simpliste, n en rend pas moins compte des aspects observés : du fait de l'évolution extrêmement lente du réticulo-sarcome différencié, il reste suffisamment de temps aux ostéoblastes pour édifier des ilôts d'os nouveaux. De cette évolution dualiste, il résulte une structure grossièrement réticulée qui rappelle l'ostéite déformante décrite par PAGET. La structure fine, normale. fait place à une structure grossière, irrégulière, avec un aspect en damier. C’est ce que LICHTENSTEIN nomme: « Vaguely mottled rarefaction ». Cet aspect pommelé se réalise plus nettement encore au niveau des os plats, Dans certains cas, on peut voir des striations nettes et très fines, s'éten-
dant de la corticale vers les parties molles adjacentes donnant
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une image radiologique qui peut en imposer pour un sarcome ostéogénique. L'invasion des muscles voisins n'est pas rare et dans un cas que citent PARKER et JACKSON, cette infiltration des muscles fut si poussée que pendant quelque temps on pensa
que l'origine de la tumeur était dans les parties molles.
2) Les signes radiologiques après irradiation
Lorsqu'on irradie un sarcome d'EWING qui en est au début de son évolution, on obtient très rapidement une régression des signes radiologiques.
On peut arriver en quelques mois à une véritable restitution ad integrum. À l'endroit de la biopsie se constitue un cal qui par la suite, sera le seul signe permettant de retrouver la localisation tumorale. Si la tumeur est irradiée à un stade plus tardif, on voit apparaître rapidement une calcification intense de toute la zone tumorale et parfois mêm2 des parties molles péri-tumorales, si elles étaient envahies. Lorsqu'il y a eu une fracture spontanée, la calcification est encore plus intense à
son niveau.
Dans la tumeur de PARKER et JACKSON, on voit, sous l'effet des irradiations, du tissu spongieux à structure fine combler rapidement les foyers d'ostéolyse. Ces zones nouvellement comblées sous l'effet des irradiations contrastent ainsi avec les ilôts d'ostéo-construction, apparus au cours de l'évolution tumorale, dont la structure est plus grossière. Le résultat final rappelle, comme le fait remarquer SCHINZ, l'ostéomyélite sclérosante. Tout l'os est compact, ses contours sont lourds, la structure en est dans l'ensemble grossière. Il est classique de dire que la restitution est tellz que quelques années après, la cicatrisation
osseuse n'évoque plus du tout un réticulo-sarcome.