__ THERAPEUTIQUE
Nous nous bornerons, quant à la thérapeutique, à la tumeur de PARKER et JACKSON. En effet, la thérapeutique du sarcome d'EWiNG a suscité de nombreux travaux émanant d'auteurs extrémement compétents, et nous ne saurions rien y ajouter. La tumeur de PARKER et JACKSON, par contre, a été récemment isolée et si sa symptomatologie est généralzment peu connue, son traitement l'est encore moins. D'autre part, c'est elle qui fait plus particulièrement l'objet de notre étude et si nous avons groupé les sarcomes réticulaires à propos de la symptomatologie, il nous a paru infiniment moins utile de le faire en ce qui concerne la thérapeutique. Ce que nous devons dire d'emblée, c'est qu'il n'existe pas de schéma thérapeutique de la tumeur de PARKER et JACKSON. Les avis sont partagés, c'est pourquoi nous citerons ceux qui nous ont paru les plus autorisés. Pour cela, nous analyserons les observations qui ont été publiées, en les
groupant sous les différentes rubriques.
À propos de chaque méthode, nous essaierons de dégager les points intéressants et cela en étudiant aussi leurs échecs qui
sont souvent aussi instructifs que les réussites.
À. - Association chirurgie-radiothérapie
PARKER et JACKSON prônent une méthode qu'on peut schématiser ainsi: amputation suivie de radiothérapie sur les aires
ganglionnaires. Elle leur a valu le succès, puisque sur une série
PSS ee
de 6 malades ainsi traités. ils ont obtenu 5 qguérisons. Le seul décès est survenu chez un malade porteur d'une très volumi-
neuse tumeur du fémur avec adénopathie inguinale importante.
B. -— Chirurgie
Les seuls résultats dont nous ayons connaissances ont été publiés par ses détracteurs : PARKER et JACKSON, qui les opposent à ceux qu'ils obtiennent par leur méthode. Sur 11 patients opérés, on compte 5 décès. Cependant, nous ne nous bornerons pas à citer ce chiffre qui implique la condamnation de la méthode chirurgicale, ce qui nous paraît une conclusion bien hâtive.
En effet, dans un cas, il s'agissait d'un malade atteint d'une lésion très étendue du fémur, amputé à mi-cuisse : on peut penser qu'une désarticulation de la hanche eût peut-être donné un meilleur résultat. Dans un deuxième cas, il s’agit d'un malade décédé 12 ans après de cause inconnue, par conséquent, ce nest pas un si mauvais résultat, et peut-être ce patient est-il mort d'une toute autre affection, ce qui nous paraît tout à fait possible. Dans les trois autres cas, les malades sont morts peu après une tentative d'exérèse de tumeurs localisées dans un cas,
au maxillaire supérieur, et dans les deux autres cas, à la colonne
vertébrale.
D'autre part, nous rapportons deux cas où la chirurgie a donné un bon résultat : dans un, en particulier, la guérison se
maintient au bout d'un délai de près de 5 ans.
Nous ne rejetterons donc pas l'emploi des méthodes chirurgicales et dans notre conclusion, nous essaierons d'en dégager les indications. Car nous pensons qu'ici, comme ailleurs, la chirurgie ne vaut que par la rigueur avec laquelle on pose l'indi-
cation opératoire.
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