IL. — SyYMPTOMES GÉNÉRAUX
Nous avons indiqué que les sujets, atteints par le rhinosclérome, étaient en général des gens robustes, sains, sans aucune tare. Ils conservent cet état général bon, malgré l’évolution du rhinosclérome, pendant de longues années. Dans les périodes terminales, lorsque se produit l’atrésie de l’orifice buccal, de l’isthme du gosier, du larynx, en même temps que l’oblitération des fosses nasales, la respiration et la nutrition sont difficiles et le malade commence à dépérir par le fait de sa maladie.
Cependant, de nos jours, avec les nouvelles méthodes de traitement, on arrive à rétablir, par la dilatation progressive, la liberté des voies respiratoires et nutritives et ainsi à prolonger la vie du malade.
Jusqu'à présent on n’a enregistré aucun symptôme inflammatoire, ni rougeur, ni œdème, ni douleur autour des tumeurs, même des tumeurs ulcérées du rhinosclérome. Les malades n’ont ni fièvre, ni troubles généraux, malgré la légère suppuration qui se produit quelquefois à la surface des lésions.
Pédicini (1), Sidney-Davies (2) seuls ont trouvé des ganglions tuméfiés ; et encore dans lecas de Sidney-Davies, la malade était suspecte de tuberculose. Dans notre cas, ce n’est que par une recherche minutieuse et répétée plusieurs fois que M. E. Besnier est parvenu à trouver un très petit ganglion derrière le maxillaire inférieur.