DURS
bacilles ont été étudiés presqu’en même temps par Pellizzari et peu après par Cornil et Alvarez. Pour les bien étudier il faut employer la méthode employée par Cornil et Alvarez (1). « En laissant, pendant 24 ou 48 heures, les coupes dans une solution d’huile d’aniline, colorée au violet de méthyle 1 B de Bâle ou 6 B de Berlin, en les passant pendant quelques minutes dans une solution d'iodure de potassium iodée par le procédé de Gram, puis en décolorant les coupes par l'alcool et l'essence, on colore parfaitement les bactéries et on les trouve constamment dans toutes les coupes en assez grande quantité. Il est bon de porter directement les coupes de la solution iodée dans l'alcool sans les laver dans l’eau. Après la déshydratation par l'alcool et l'essence de girofle, on monte les coupes dans le baume de Canada. »
Les bacilles sont de petits bâtonnets, très courts, mesurant 21/2à3vde longueur sur 0: 4à 045 d'épaisseur. Ils sont terminés par une extrémité arrondie et sont quelquefois étranglés. Alvarez décrivait 2, 3 ou 4 grains ronds, ovoides, très foncés en couleur, siégeant dans la capsule ; mais cec1 tient à un défaut de coloration. C’est après avoir soumis les coupes à une imprégnation de 48 heures dans une solution à 1/5 de violet 6 B et à une décoloration dans l'alcool absolu que Cornil et Alvarez ont pu découvrir une capsule anhiste ovoïde, au centre delaquelle est le bâtonnet.
Ces bacilles siègent dans les grosses cellules. On en rencontre 15, 20 et même plus dans un seul élément cellulaire. On les trouve encore dans les interstices cellulaires, surtout dans la partie sous-épidermique du derme et, pour
(1) CoRNIL et ALVAREZ, Arch. de physiol., juin 1885, page 19.
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Alvarez, dans les vaisseaux lymphatiques, contre la paroi desquels ils sont accolés.
Quelquefois au milieu des micro-organismes, on voit quelques rares corps qui ont encore un bâtonnet grêle dans leur intérieur. Ce sont probablement des bacilles dont les bâtonnets sont disparus ou ne sont plus visibles et dont les capsules ont continué à se développer.
D’après Cornil et Alvarez, lorsque les bacilles sont nombreux, ils se réunissent parfois deux à deux par fusion de la capsule et alors on a une capsule plus grande qui peut être étranglée en son milieu. Ces bacilles pourraient même se réunir, de la manière que nous venons d'indiquer, en plus grand nombre, d’après les mêmes auteurs. ;
Culture. — Le bacille de Frisch se cultive en clou, si on a procédé par une ponction profonde ; mais si on a fait plusieurs piqûres superficielles, ilse développe en trainées.
Y a-t-il identité entre ce bacille et le pneumo-bacille de Friedlænder ? |
D’après la description précédente, on rapproche le bacille de Frisch du bacille de Friedlænder, ils se ressemblent beaucoup. Pour beaucoup d'auteurs ce serait le même bacille. Quant à nous, malgré les caractères qu’ils ont en commun, tels que la forme, la multiplication, etc., nous les séparons paur les différences que nous allons énumérer:
1° Cultivé sur le sucre, le bacille de Frisch ne provoque pas de développement de gaz, ce qui a lieu pour le bacille de Friedlænder ;
2° Le bacille de Frisch se développe sur des terrains acides, tandis que celui de Friedlænder n’y croît pas ou du moins n’y croît que difficilement ;