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Constitution. — Le rhinosclérome, on le verra également chez notre malade, frappe en général des individus sains, robustes, bien constitués, sans antécédents ni héréditaires, ni personnels, sauf de rares exceptions.
Mickuliez et d’autres ont incriminé la syphilis, soit hérédilaire, soit acquise, la tuberculose et la scrofule. Mais, comme le fait remarquer M. E. Besnier, il n'y à aucune raison sérieuse pour admettre cette cause, ni dans le développement, ni dans la marche du processus, ni dans les conditions individuelles des malades atteints ; au contraire, le traitement spécifique ne modifie en rien ce néoplasme.
L'alcoolisme, comme dans beaucoup d’affections, est compté au nombre des causes prédisposantes ; mais il n'y arien de certain. Peut-être aurait-il une action sur la marche de la maladie. Nous ne faisons que le signaler, sans y insister.
Alvarez a trouvé chez cinq de ses malades les fièvres paludéennes ; mais comme ces sujets habitent un pays où ces fièvres ne sont pas rares, il n’y a probablement là qu’une simple coïncidence.
Les maladies intercurrentes, au contraire, ne sont pas sans action sur la marche du rhinosclérome. Dans plusieurs cas de rhinosclérome en étude, Alvarez a noté, lorsqu'il survient une maladie quelconque, des poussées congestives au niveau desrégionsatteintes parlerhinosclérome. Les lésions prenaient une teinte plus rouge que d'ordinaire et paraissaient conserver un développement plus marqué dans la suite.
Chez la femme, la menstruation à la même influence que
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les maladies intercurrentes. M. E. Vidal (1) a relevé cette particularité et a attiré l'attention des auteurs sur ce point. Au moment des règles, ce même auteur a pu observer des
hémorrhagies, se produisant au niveau des tissus atteints par le rhinosclérome.