Tixier, thèse de Paris
DEZANNEAU 3
tité'de sa"durée;"de sa disparition et sa’ richésse ‘en’ gonocoques. | TOn'eroit ‘pouvoir * äffifmer ‘en ce ‘moment qu'il n’y a ‘pas de rapport constant entre VPinténsité de l'uréthrite et ‘Vintensité/des phénomènes rhumatismaux, et nos maîtrés “MM. Rendu (1) et Balzer sont de cet avis! D’ailleurs il ne ‘faut pas oublier: que l’état de Purèthre lui-même n’est pas ‘en rapport avec l'abondance de l'écoulément ; de ce que ‘écoulement est moins prononcé, on ne peut conclure absolument à une ärélidration: des parois de l’urèthre. ‘Quant aux rapports qui existent entre le début de l'ar- ‘‘thrite et ledébut de la blénnorrhagie, on ne peut pas ‘être complètement affirmatif. M.'Balzèr a observé des ‘faits dans lesquels le rhumatisme s’était développé dès les ‘premiers jours de la blemnorrhagié uréthräle, et l’on conçoit, en effet, que l’infeëtion générale puisse être très précoce et se produiré ‘dès ‘que legonocoque‘eñitame la muqueuse. Nous pouvons citer comme exemple l'observation publiée par MM. Balzer et Lacour (Congrès de dermatologie de “Lyon, septembre 1894). | ‘Ordinairément, ‘cé n’est pas à la période initiale qu’apparaissent les accidents, c’est le plus souvent quinze jours ou trois semaines après le début de l'infection ; mais on peut dire que l’arthrite se montre à toutes les périodes de la blennorrhagie. Rappelons à ce propos qu'il y a des. ‘malades chez lesquels, à chaque pousste d’uréthrite, le rhüumatisme ‘reéparaît, ‘ce ‘qui prouve combien certains
‘térrains sont favorables à la diffusion du qonocoque.
1, Rendu. Leçon clinique, mars 1896,
De plus, d’après les faits publiés par Amaral, il semblerait que la précocité des arthrites par,rapport au. début de la blennorrhagie s’accroît avec le : nombre. des. attaques. Disons dès maintenant que, luréthrite n’est: pas, .nécessare, on a vu des arthrites .blennorrhagiques succéder à d’autres localisations gonococciques, à des vulvo vaginites, à des conjonctivites (nous en.citerons des,cas dans. notre chapitre suivant) et même à des.balanites ; Macaigne et Finet (1) ont observé un cas de synovite, gonococcique secondaire à une,balanite gonococcique sans uréthrite. Cependant dans l’immense majorité des cas, les accidents rhumatismaux : succèdent, à. l’uréthrite blennorrhagique.
Nous. n’insisterons. point, sur la .symptomatologie de: Varthrite, blennorrhagique:; maintenant parfaitement con: nue et décrite. Nous. citerons. dans-les. anciens travaux les mémoires de Foucart (1846), de: Ravel. (1858), de: Vi- . dard (1875)et la magistrale, description donnée par. M: le professeur Fournier dans son mémoire de 1867. Plus récemment les travaux de MM. Bouilly, Brun, Talamon, Lagrange, Audry, Filippi, Balzer, Jacquet, Jeanselme, Widal, etc..…., sont venus complèter l'étude des. symptômes de cette affection.
Formes cliniques. — Au Soin de vue clinique le : rhumatisme blennorrhagique. affecte deux. formes : la monoarticulaire et.la polysarticulaire. Chacune. de ces formes présçaie différentes variétés;; d’ailleurs, ces deux. types présentent des symptômes. communs.et il faut admettre
des formes mixtes ou intermédiaires.