‹ Du Rhumatisme Nerveux Chronique Chez l'EnfantChapitre 14 sur 22 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

M. Variot.

Société médicale des hôpitaux. Séance du 8 juillet 1892.

Semaine médicale du 13 juillet 1892.

M. Variot relate l'observation d'un homme de vingt-cinq ans, sans antécédents rhumatismaux qui, à l’âge de dix ans, eut une première attaque de rhumatisme articulaire aigu. Toutes les articulations furent prises à quatorze ans d'une nouvelle attaque de rhumatisme qui se généralisa successivement à toutes les articulations des membres et de la colonne vertébrale, A partir de 16 ans, ce malade ne put marcher qu'avec des béquilles à cause de la déformation et de l’ankylose de ses articulations coxo-fémorales.

Actuellement ce malade, qui est âgé de vingt-cinq ans, est

tout à fait infirme, il ne peut marcher, ni se tenir assis.

DO

La plupart des petites jointures des pieds sont ankylosées, les articulations tibio-tarsiennes sont encore le siége de quelques mouvements. L'atrophie des muscles de la jambe est extrême,

elle est prédominante au niveau des fléchisseurs.

Le genou droit est complétement ankylosé en demi--flexion ; il en est de mème du genou gauche; à la cuisse, l'atrophie

musculaire est aussi accentuée qu'à la jambe.

L'articulation de la hanche droite est complétementankylosée en légère flexion sur le bassin, À gauche la tête fémorale est luxée en dehors et en haut dans la fosse iliaque.

La colonne dorsale etla colonne cervicale ont encore une

certaine souplesse et une certaine mobilité,

Les mouvements de la mâchoire inférieure sont très diminués. Les mains sont grêles et difformes et le malade s’en sert comme de pinces en raison de l’ankylose des articulations carpomélacarpiennes et métacarpo-phalangiennes. Parmi les autres articulations phalangiennes, les unes sont ankylosées, les autres présentent une mobilité anormale.

L'atrophie musculaire est très marquée au bras et à l’avantbras ; les articulations du coude sont complétement soudées, mais quelques mouvements sont conservés dans les épaules.

Le processus ankylosant, qui a atteint chez ce malade un grand nombre de petites et de grandes articulations, ne s’accompagne que d’une tuméfaction modérée des extrémités osseuses. Les déformations et les attitudes vicieuses des segments des membres semblent plutôt se rapporter à la prédominance d'action de certains groupes musculaires moins atrophiés que les autres.

Ajoutons pour terminer que depuis trois mois environ le

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malade présente des signes évidents de tuberculose pulmo-

naire.

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