‹ Du Rhumatisme noueux (polyarthrite déformante) chez les enfantsChapitre 8 sur 11 · ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES · texte numérisé non relu

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES

L’étude des lésions articulaires et péri-articulaires dans Taffeclion qui nous occupe n’a pu être faite jusqu’à préseut que chez les adultes et surtout chez les vieillards.

Les sujets atteints de rhumatisme noueux dont le début remonte à l’enfance, ne meurent généralement pas à cette

« rhumatisme chronique fibreux ».

A toutes ces altérations vient, finalement, se joindre le processus des atrophies musculaires si considérables dans le rhumatisme noueux.

D’après un examen microscopique fait par M. le professeur Debove, les fibres musculaires atrophiées provenant d’un cas de rhumatisme noueux type, présentaient les caractères de l’atrophie simple, sans dégénération ; mais l’auteur attire l'attention sur deux caractères, qui permettent de rapprocher ces atrophies musculaires des myopathies d’origine nerveuse, à savoir : l’irrégularité de l’atrophie et une sclérose du tissu conjonctif interstitiel. La diminution de volume du muscle ne tenait pas à une atrophie uniforme et simultanée de tous les

L’atrophie frappait certains muscles de préférence, et dans

musculaire consécutive aune lésion articulaire, est de nature réflexe, qu’elle dépend du retentissement de la lésion locale sur la moelle, qui devient le siège d’altérations purement dynamiques.

Vu le peu d’éléments nécessaires que nous avons eus à notre disposition pour l'investigation de tons les désordrés inhérents à cette affection, ce chapitre sera forcément incomplet.

Nons ne parlerons donc point des diverses lésions viscérales et trophiques, que nous avons eu l’occasion d’étudier au point de vue clinique.

Mais il est nécessaire de passer en revue les causes immé¬

diates et le mécanisme des déviations et des déformations articulaires.

nous aurons à

. considérer

1“ Les déplàcemeuts des surfaces articulaires.

2° Les altérations de forme et de volume des extrémités osseuses.

3” Les lésions pathologiques des éléments et des tissus périarticulaires.

Dans la première catégorie rentrent surtout les subluxations. avec flexions, extensions et déviations latérales produites par les rétractions fibreuses et la Contracture musculaire.

Toutes ces conditions constituent les déformations les plus accusées avec des altérations épipbysaires relativement très peu marquées. Ce qui agit d’une façon très puissante sur la formation de ces déplacements considérables, c’est la marché dite rapide, qu’on observe chez les jeunes sujets et chez les enfants.

La deuxième et la troisième catégorie de causes mention-, nées plus haut, sont plus communes dans la vieillesse ou. dans certaines formes spéciales, comme celles que nous avons signalées à propos du myxœdème et qu’on appelle forme œdémateuse ou hypertrophique en opposition.avec la forme atrophique de Vidal.

Le mécanisme des déviations a été diversement interprété, par les auteurs qui ont voulu tour à tour invoquer, soit une action providentielle , dans le but d’atténuer l’intensité des douleurs (Beau), sorties altitudes prises instinctivementçai les malades afin d’éviter les douleurs articulaires (Trastour),

soit enfin d'autres raisons mises en avant par Bonnet, de

Lyon, comme : poids des membres , contraction active ou passive des muscles, épanchements articulaires , etc.

Mais parmi toutes ces causes aussi nombreuses que variées, il en est Une, qui paraît jouer le rôle le plus important, c’est la contracture spasmodique réflexe ou involontaire défendue surtout par le professeur Charcot et- après lui par Croek, Hilton, Duplay, Masse, etc.

Cette contracture, de-même que les amyotrophies de cause articulaire, relèveraient ainsi d’une affection spinale (organique ou non), déterminée par voie réflexe.

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