THÉORIE PATHOGÉNIQUE
Le rhumatisme noueux est une des affections dont la ■ nature'essentiélle a été le plus discutée, dans ces derniers temps, surtout depuis que son étude a pris, sous l’impulsion de Charcot et de son école, une extension si inattendue et si considérable.
Les théories pathogéniques diverses, se basant sur telle ou telle circonstance étiologique prédominante, abondent dans les travaux consacrés à cette étude.
Nous ne nous attarderons pas à les analyser et à les critiquer, de peur d’être entraînés trop loin et de dépasser ainsi le cadre de ce travail. Qu’il nous suffise d’indiquer celle d’entre elles qui nous paraît la plus plausible .et à laquelle nous nous rallierons le plus volontiers.
Depuis John Mitchell, qui disait déjà en 1831, que le rhumatisme est une myélite à-manifestations arthropathiques, les auteurs semblent s’attacher de plus en plus à assigner à
à un point de vue moins restreint ; car ce que nous voulons iet pouvons dire pour le moment, et c’est le corollaire naturel de nos investigations cliniques et étiologiques chez l’enfant, c’est que l’éclosion du rhumatisme noueux se fait sous l’influence d’une série de causes occasionnelles diverses (froid, ; humidité, misère, abus fonctionnel, traumatisme et même infection), qui produisent lés arthropathies et les troubles trophiques, par l’intermédiaire d’une irritation spinale ou cérébrale, chez des sujets prédisposés, héréditairement le plus souvent, par suite de conditions spéciales, organiques ou dynamiques, de leurs centres nerveux.