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II. Rhumatisme des muscles internes

11 nous reste à parler du rhumatisme des niuscles internes, et, en même temps, du rhumatisme de quelques muqueuses, avec lequel il s'associe fréquemment. Aucun des muscles extérieurs n'échappe h l'influence du rhumatisme ; ils sont plus fréquemment atteints que les jointures elles-mêmes; il est donc à présumer que les muscles intérieurs n'échappent pas davantage à cette influence. Mais, outre qu'ils ne se présentent pas en masse considérable, ceux-ci sont mieux garantis contre l'influence du froid. D'autre part, les muscles extérieurs étant faciles à explorer, les douleurs dont ils sont le siège n'échappent pas à l'observation, tandis que celles qui atteignent les muscles viscéraux se confondent aisément avec les douleurs diverses dont les organes voisins peuvent être le siège, et sont par conséquent peu étudiées.

Nous devons agiter ici une dernière question. Le rhumatisme musculaire peut-il se terminer par suppuration, et par conséquent donner lieu à une dialhèse purulente, c'est-à-dire à des accidents viscéraux qu'on pourrait, à un moment donné, prendre pour du rhumatisme? Gasc, Villermé, Bouillaud, Chrestien, en ont cité des exemples dont la plupart ne nous paraissent pas acceptables. Chomel en rapporte également deux faits empruntés à Latour (d'Orléans) etàPinel, sans en accepter le diagnostic. Ne voulant pas nous étendre sur ce point, nous dirons, avec Chomelet Requin *, que la suppuration soit

1 Loc. cit., p. 331.

des muscles, soit des espaces inter-musculaires dans le rhumatisme, est encore à démontrer.

Nous allons maintenant étudier successivement chacune des manifestations viscérales du rhumatisme musculaire. Nous aurons à examiner : A. le rhumatisme utérin ; B. le rhumatisme de l'estomac, ou gastralgie rhumatismale; C. le rhumatisme œsophagien ; D. le rhumatisme lingual; E. le rhumatisme du pharynx; F. le rhumatisme du diaphragme.

Nous avons déjà eu l'occasion de décrire le rhumatisme du cœur, de l'intestin et de la vessie, qui ne devront pas par conséquent nous occuper ici.

A. Rhumatisme de l'utérus.

x\lphonse Leroy * et Chambon du Montaux *, sont les premiers, d'après Dézeimeris, qui aient fait mention du rhumatisme de l'utérus. Mais J. -H. Wigand', accoucheur à Hambourg, en a tracé la première description; SchmidtmûUerS Carus*, A.-E. Siebold', Velten', Haase', Betschler ^ Busch ", en firent connaître bon nombre d'ob-

1 Recherches et observations sur l'opération de la symphyséotomie. Paris, 1780.

* Traité des maladies des femmes.

• Etudes diverses de 1805 à 1820. Berlin.

* Handbuch des medicinischen Geburlshiilfe. Francfort-sur-ie-Mein,

' Dissertatio de uteri rhumatismo. Leipsig, 1811.

« Lucina, t. III et IV. 1809.

" In Rust's Magazin. Berlin, 1823.

» Dresde, 1829 eH830.

• Antialm dcr Kiinischen Anstalten, etc. Breslau, 1832. '" Die Geburtshiilfe Klintk, elc. 1837.

sei'vations. C'est alors, en 1839, que Dézeimeris fit, dans le journal VExpérience, une analyse critique de leurs travaux. Un peu avant lui, Salathé venait de faii-e paraître une dissertation excellente dans laquelle il reproduisait plusieurs observations de Rodamel ^, et quelquesunes qui lui étaient personnelles, et exposait les idées de son maître Stoltz, professeur à Strasbourg. Quelques mois après, dans le même journal, Luroth en publia un nouveau cas et Gigon se livra à quelques réflexions sur ce sujet. En 1858 enfin, M. Gautier (de Genève) publia un mémoire important sur le rhumatisme de l'utérus envisagé spécialement pendant la grossesse et l'accouchement. La plupart de nos traités généraux de pathologie et de nos traités d'accouchement ont, depuis Dézeimeris, consacré un article à cette affection.

Il nous suffira donc de donner un court résumé de l'histoire de cette affection. Et d'abord existe-t-elle, ou du moins, mérite-t-elle le nom qu'on lui a donné? Pour notre part, nous n'en sommes pas convaincu. « Quelquefois, dit Wigand, avec l'affection rhumatismale de la matrice, coexiste une affection générale de même nature; mais dans le plus grand nombre des cas, l'utérus seul, ses dépendances et les organes qui Tenveloppent sont rhumatisés. » Dans l'une des observations de Siebold, on voit la douleur alterner avec d'autres douleurs tantôt dans les membres supérieurs, tantôt dans les membres inférieurs. Velten, pour établir la nature rhumatismale de la douleur utérine qu'il observait, fait valoir surtout la constitution catarrho-rhumatismale qui

' Traite du rhumalisme chronique. Paris, 1808.

réij:nait nlors. Dans deux des observations de Rodamel, la malade est sujoUe à des douleurs rhumalisinales ; sous l'intliience du froid, la douleur alors tixéc sur la cuisse, dit-il, ou sur le genou, disparaît pour se déclarer dans l'utérus et ses annexes, et plus tard revient à sa place première. Dans une troisième observation du même genre, !a dame est âgée de soixante-trois ans; la douleur du petit doigt de la main gauche se transporte sur le pied, vient à la main droite, retourne aux jambes, se jette sur les lombes, l'épaule, et arrive enfin à l'utérus; après guérison sui' ce point, elle reparaît aux lombes.

On se demande si l'imagination n'est pas intervenue dans ces récits. Dans ce dernier cas, ce pourrait être de la goutte; dans les deux cas précédents, il pouvait s'agir de ces irritations réflexes sur lesquelles insiste ChurchilP dans les affections utérines, et parmi lesquelles il indique la douleur du genou et du pied.

Les symptômes plaident-ils davantage en ftiveur du mot rhumatisme? Nous le croyons; cependant les névralgies de l'utérus et surtout l'utérus irritable que décrit Churchill \ et que le docteur Gooch a détini : « un état douloureux de l'utérus sans apparence de lésion, et sans qu'il paraisse y avoir aucune tendance à ce qu'il s'en développe ultérieurement, » réunissent la plupart des mêmes caractères. Â cet égard, M. Gautier de Genève est très-absolu : «La maladie, dit-il, décrite sous le nom d'utérus irritable, d'hystéralgie, de névralgie utérine, etc., est de même nature et offre les mêmes wsymp-

* Traité des maladies des femmes, trad. Wieliind et Dultrisct, 2* part., secl. 11. cliap. VII.

- Loc, cit., cliap. IX.

tomes que celle qui a été désignée par quelques auteurs sous le nom de rhumatisme de l'utérus à l'état de vacuité. Les affections décrites sous le nom d'éréthisme, d'hypereslhésie, de convulsibilité, de trismus, de tétanos, de contractions spasmodiques, etc., de la matrice, sont toutes, lorsqu'elles sont primitives, de simples variétés du rhumatisme de l'utérus. » Mais, ajoute-t-il, « comme la maladie dont nous parlons présente tous les caractères fondamentaux du rhumatisme musculaire, nous proposons de lui conserver le nom de rhumatisme de l'utérus. »

Quoi qu'il en soit, voici en peu de mots l'histoire de cette affection. La maladie se présente dans l'état de vacuité de l'utérus, lorsqu'il renferme le produit de la conception, au moment de l'accouchement, et à la suite des couches. Elle se borne à un symptôme fondamental : la douleur. Celle-ci est souvent limitée à une partie de l'utérus, se déplace alors d'une de ses parties à l'autre. Elle est plus pénible et sirradie davantage lorsque l'utérus est rempli. Ces irradiations se font vers la vessie et occasionnent des émissions d'urine fréquentes et douloureuses, — vers l'ombilic et l'intestin, et donnent lieu à des coliques et des selles, — et dans les cuisses. L'utérus est alors en entier d'une sensibilité extrême, notamment le col au toucher. Ces douleurs offrent des exacerbations plus ou moins fréquentes, qui font croire pendant la grossesse à un accouchement prochain, et n'amènent aucune dilatation du col. Néanmoins, si elles durent longtemps, elles finissent par amener un avortement ou un accouchement lonj; et pénible.

a Plusieurs caractères, dit Cazeaux, distinguent la

contraclion utérine dans lo ihumatisme, de la contraclion normale : 1° la contraction est douloureuse dès sou début, ce qui montre qu'elle est duc, non pas à la dilatation du col, mais à l'état du muscle utérin lui-même ; 2° la douleur, au lieu de commencer par le fond de l'utérus pour se propager vers le col, commence par la partie malade et se propage irrégulièrement; 3° la douleur empêche la contraclion des muscles abdominaux \

Cette affection, peu dangereuse pour la mère en l'absence de complications, est une cause de mort quelquefois pour le fœtus. Elle est sujette à récidiver à chaque grossesse.

Les dérivatifs vers la peau ont été recommandés lorsque l'utérus est vide; l'opium, les antispasmodiques, les bains émollients pendant la grossesse; les inhalations de chloroforme (M. Gautier de Genève) pendant le travail.

En somme, les symptômes ci-dessus sont bien ceux do la douleur musculaire rhumatismale, et s'il est des cas parmi ceux que l'on a englobés sous le titre de rhumatisme de l'utérus, qui soient des névroses, il en est aussi vraisemblablement qui sont bien dénommés.

B. Rhumatisme de Vestomac.

« L'observation journahère, écrit Stoll, nous apprend qu'il existe des rhumatismes gastriques. » Mais rien dans les pages qui suivent n'appuie sérieusement celte assertion. Rodamel donne plusieurs observations qu'il intitule : Rhumatismes de V estomac, et Ferrus en trace la

^ Tr. des accouchements, p. 782, 0" éilit.

description dans le Dictionnaire en 30 vol., art. Rhumatisme, « Il semble, dit ce dernier, se développer de préférence chez les femmes. Lorsque cette affection se porte pour la première fois sur cet organe, il n'est pas rare de voir survenir des accidents alarmants, tels que douleurs très-vives à l'épigastre, nausées, vomissements, anxiété considérable avec un sentiment de constriction que les malades comparent au resserrement que causerait une main de fer. Ces accidents ne sont qu'exceptionnellement accompagnés de fièvre.» Nous ne trouvons pas dans cette description les éléments nécessaires pour caractériser le rhumatisme. Un accès de gastralgie chez un goutteux, spontané ou consécutifà la disparition de la goutte articulaire, se présente souvent avec cette même physionomie. Au reste, les affections de l'estomac, si fréquentes dans la goutte, le deviennent de moins en moins dans le rhumatisme, à mesure qu'on distingue mieux ces deux affections.

C'est dans les travaux destinés à établir l'efficacité de certaines eaux minérales, qu'il est le plus souvent question de cette maladie, c'est-à-dire de douleurs vagues qui, après avoir voyagé en diverses parties du corps, viennent se fixer définitivement sur l'estomac. Mais ces observations données en quelques lignes ne suffisent guère à entraîner la conviction. Les douleurs fiées par exemple aune constitution nerveuse, à l'hypocondrie, à la chlorose, à l'herpétisme, se comportent souvent de même.

Sans donc nier la gastralgie rhumatismale, nous pensons qu'elle est encore à démontrer.

G. Hhumalisme œsophagien.

Villeneuve en cite un exemple qu'il emprunte au Journal général de médecine, t. III. « Il s'agit d'un médecin affecté depuis plusieurs années de douleurs rhumatismales qui avaient parcouru à différentes reprises diverses régions. Depuis trois jours, la douleur s'était fixée sur les muscles de la poitrine, quand le malade éprouva subitement un sentiment de constriclion trèspénible dans la région œsophagienne, constriction telle, que la déglutition devint très-difficile. Cette douleur et cette gêne de la déglutition disparurent avec la douleur pectorale quelques jours après ^. »

M. le professeur Monneret en admet l'existence, et en résume ainsi les caractères : « Douleur très-vive qui se manifeste dans le conduit musculeux lorsqu'il est parcouru par les aliments, par les boissons froides. Tout rentre dans l'ordre par le repos ^ »

D. hhumalisme de la langue.

L'identité de nature des muscles de la langue et des muscles de la vie de relation, sa situation qui l'expose à la rigueur, à l'influence du froid, permettent d'accepter cette locahsation. Les observations publiées cependant en sont rares.

Morgagni, dans sa cinquante-cinquième lettre, en donne un exemple. Les douleurs occupaient une grande

* Dict. en 50, art. Kiiumat., p. ri88.

'^ 2V. élément, de path, int., t. Il, p, Alti.

partie du corps et, en outre, la langue et l'arrière-gorge. Ciîomel en donne une seconde observation. Dans le cours d'un rhumatisme polyarticulaire, une douleur s'est fixée pendant vingt-quatre heures sur lalangue. « Si la malade parle, si elle veut remuer la langue, elle sent à la face inférieure de cet organe une douleur assez vive qui se prolonge jusque dans le pharynx et qui augmente considérablement par la déglutition^ » Ce sont bien les caractères du rhumatisme musculaire, et l'existence simultanée d'aithrites contirme le diagnostic. La douleur n'occupait qu'un côté de la langue, dans un cas cité par Yalleix'.

E. Rhumatisme du pharynx.

11 n'est pas moins certain que le précédent, et peut se montrer soit dans le cours d'un rhumatisme articulaire ou d'un rhumatisme musculaire du tronc ou des membres, soit isolément. Dans les cas que nous venons de citer, il accompagnait le rhumatisme de la langue. Dans deux autres cas, cités par Chomel, il était borné au pharynx. La douleur n'est appréciable que lorsque les muscles sont en jeu, c'est-à-dire lorsque le malade veut avaler, et surtout pendant les premières bouchées. Cette action du rhumatisme sur la couche musculeuse du pharynx ne peut-elle aller jusqu'à produire la paralysie, ainsi que cela se voit, dit-on, pour les muscles des membres et ainsi que M. Fernet l'a observé pour le diaphragme?

^ T. II, |i. 180, obs. CLXXX.

^ Manuel du méd. prat.

F. Rhumatisme du diaphragme.

C'est le plus généralement accepté parmi les rhumatismes portant sur les muscles internes. Comme la langue et la partie supérieure du pharynx, le diaphragme appartient aux muscles de la vie de relation, évidemment heaucoup plus souvent atteints parle ihumatisme que les muscles de la vie organique. Il est indiqué par Sauvages sous le nom de paraphrénésie. Ferrus, Chomel et Requin , le Compendium en ont tracé la description. M. Chennevier en a donné trois observations très-remarquables dans la Gazette des Hôpitaux de 1858, suivies de réflexions.

Le rhumatisme du diaphragme, ou diaphragmalgie, ou diaphragmodynie, pour employer des expressions déjà usitées, se présente généralement dans les conditions et avec les symptômes qui suivent.

Le sujet, après s'être exposé, la veille ou le jour même, au froid, est pris subitement, comme dans l'angine de poitrine, d'une constriction violente à la base du thorax qui l'élouffe et l'oblige à s'arrêter. D'autres fois, cette douleur vient progressivement ou est précédée d'un lombago, d'une pleurodynie, d'une douleur dans l'épaule. Quel que soit son début, elle forme comme une ceinture occupant les attaches du diaphragme, ainsi que Roche a pu s'en assurer sm* lui-même. Elle s'accroît par les mouvements du tronc et de l'inspiration, et n'est pas augmentée parla pression de la main à sou niveau. La respiration costale inférieure et diaphragmatique est

suspendue, en sorte que le ventre demeure immobile, tandis que les côtes supérieures sont seules en action. Les inspirations sont profondes et incomplètes, la parole est saccadée, la physionomie anxieuse. Souvent, il survient un hoquet spécial, incomplet aussi, qui fatigue beaucoup le patient et que J. Franck a désigné sous le nom de hoquet rhumatismaV .

Quelques autres symptômes ont été notés : «Le passage des aliments dans l'œsophage au niveau de l'orifice diaphragmatiqueest extrêmement douloureux et même impossible et les aliments sont alors rejetés par le vomissement*.» La douleur s'irradie quelquefois vers l'ombilic, et dans un cas s'étendait jusqu'aux épaules. On a signalé l'existence d'un rire sardonique. Le docteur Fernet dit avoir vu un cas compliqué de paralysie marquée surtout du côté droit ; l'hypochondre se déprimait pendant l'inspiration, au lieu de faire saillie comme du côté gauche ^

Il n'y a pas de fièvre. Dans une observation de Postel * la douleur avait été précédée et s'accompagnait d'embarras gastrique apyrétique. — Si l'on ausculte le sujet, on trouve une légère diminution du murmure vésiculaire.

Cet état dure quelques heures pour disparaître complètement, ou diminue d'intensité pour durer quelques jours. Dans une observation de Ghomel le sujet eut, en moins de trois semaines, trois attaques semblables.

* Tr.de path. int., t. IV, p. 384. Trad. Bayle.

* Ferrus, loc. cit.

* Tkesc du doct., p. 55.

* Gaz. h(j})., 1862.

Le rhumalisme aigu du diaphragme (car la forme chronique n'a pas été notée) pourrait de prime abord être confondu avec une angine de poitrine, un accès d'asthme, une péricardite commençante, une pleurésie diaphragmatique, une névralgie intercostale. Le siège de la douleur au niveau des insertions du diaphragme, les signes négatifs tirés de l'auscultation, l'absence de fièvre, l'immobilité du ventre et des côtes inférieures feront les frais du diagnostic.

Ses causes sont l'action du froid ou la disparition subite d'un lumbago ou de quelque autre douleur rhumatismale. Il n'a pas été observé, à notre connaissance, dans le cours d'un rhumatisme articulaire.

La violence effrayante des symptômes pourrait au premier abord faire croire à une grande gravité. Cependant le pronostic en est bénin. Abandonné à lui-même il guérit sûrement; l'intensité de la douleur et la gêne apportée aux mouvements respiratoires exigent cependant qu'on y apporte quelque remède.

Des sinapismes, des ventouses scarifiées appliquées au niveau delà douleur la font disparaître ordinairement. Chomel conseille dans les cas rebelles de chercher à reporter l'action rhumatismale sur les points précédemment atteints, à l'aide de l'eau bouillante, de la pommade ammoniacale ou de l'emplâtre de cantharides.

Terminons en faisant remarquer l'analogie d'allures qu'offrent le rhumatisme du diaphragme et le lumbago rhumatismal ; ce dernier cependant est parfois d'une ténacité qui contraste avec le peu de fixité du premier. 11 est une autre différence : le lumbago alterne quelquefois avec une angine rhumatismale ou une douleur ar-

ticulaire, tandis que le rhumatisme du diaphragme n'est pas encore survenu dans ces conditions \

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