‹ Du Rio-NunezChapitre 13 sur 21 · PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE

Nous ne saurions nous étendre sur cette partie de notre sujet sans sortir du cadre que nous nous sommes tracé. Reconnaissons tout d’abord que les maladies endémiques du Rio-Nunez et du Sénégal, ont entre elles les liens les plus étroits de parenté.

On devra donc, pour ce qui a trait à l’étude clinique de ces maladies, consulter les excellents ouvrages de Thévenot ou de Dutroulau, et surtout l'important Traité des maladies des Européens au Sénégal, par M. le directeur Bérenger- Féraud. Cet ouvrage si complet nous a rendu personnellement les plus grands services, et nous pensons que tout médecin soucieux de ne pas être pris au dépourvu, en présence d’une pathologie aussi nouvelle pour l’Européen que celle du Sénégal, devra le consulter souvent, et pourra en retirer les plus grands fruits.

La région du Rio-Nunez, a dit Borius, dans sa T'opographie du Sénégal, est un des points les plus insalubres et les plus chauds du globe. Nous ajouterons que le caractère dominant de sa pathologie, c’est l'intensité et la permanence de l'infectieux palustre. Aussi la fièvre paludéenne n’y épargne-t-elle personne, pas même l’indigène.

Ecoutons d’ailleurs Fonssagrives nous donner, dans son Traité d'hygiène navale, traité toujours jeune malgré son ancienneté, la note caractéristique de ce climat:

« Ce sont surtout les marigots dans lesquels s'opère ce mélange funeste d’eau douce et d’eau salée, surfaces immenses

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