‹ Du Rio-NunezChapitre 15 sur 21 · NET · texte numérisé non relu

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signaler qu’un cas par M. Corre (accès convulsif et comateux suivi de troubles cérébraux). Pendant notre séjour, nous en avons observé deux cas : un sur nous-même (accès pernicieux cholériforme), et un sur le sergent du poste, à forme convulsive et comateuse, qui s’est terminé par la mort, après vingtquatre heures d’une terrible agonie.

L’insolation, signalée par deux de mes prédécesseurs, serait plus fréquente, sans les sages précautions que chacun prend, et qui s'imposent contre un soleil de feu. Les noirs y sont sujets, et Saint-Pierre (1) signale un cas d’insolation suivi de mort chez un tirailleur indigène. Pendant notre séjour, le capitaine d’un brick italien est mort à son bord en quelques heures, par suite d’une insolation contractée au mois de janvier 1883.

Les coups de chaleur peuvent se montrer à l’époque des excessives chaleurs du mois de mai. La constatation toutefois en sera difficile, car on sera toujours tenté de les confondre avec un accès pernicieux.

L'hépatite est fréquente, quoique nous n’en ayons observé aucun Cas pendant notre séjour. Il est vrai que l’engorgement douloureux du foie était fréquent et que tout le monde en sonffrait pendant l’hivernage. Mais presque tous nos prédécesseurs signalent des cas trop fréquents d’hépatite tendant à s’abcéder, et toujours suivis de mort dans ce dernier cas.

La dysenterie, dont nous n’avons observé qu’un cas bénin chez un ürailleur, est signalée par tous nos prédécesseurs. Elle se termine généralement par la guérison, quand elle ne se complique pas d’hépatite.

Nous rangerons encore, parmi les affections endémiques, les diarrhées bilieuses, les coliques, les embarras gastriques

(1) Saint-Pierre,qui avait admirablement résisté au climat de Boké pendant deux ans, a trouvé la mort dans le naufrage du Renard, englouti par . un cyclone.

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