INTRODUCTION
D'après M. Hémard, un risque, c’est une éventualiié Géfavorable qui fait naître un besoin.
D’après cette définition, constituera un risque tout événement aléatoire qui menace l’homme, dans son patrimoine et dans sa personne physique (1).
Mais le vocabulaire peu étendu en matière d’assurances fait qu’on n’a pas employé le mot Risque que dans ce sens restreint.
Ce sera encore, par une extension facilement explicable, l’objet qui est exposé aux dangers extérieurs.
: Et, dans un sens plus technique, ce sera la balance des chances bonnes ou mauvaises quant à la réalisation dé ce danger, ce sera la probabilité du sinistre.
Mais le même mot n’est appliqué à des situations
différentes que parcequ'il existe entre elles un lien qui a permis d'étendre la même appellation de l’une à l’autre.
Un événement, un fléau quelconque, ne devient un danger pour celui qui l’envisage, qu'autant qu'il Île menace. Une tempête, par exemple, qui se déroulerait
(1) Le risque n’est un événement malheureux, un sinistre, que dans les assurances dommages; il peut, dans d’autres assurances, être constitué par un événement heureux. M. RIPERT (Traité de Droit civil français, p. 555, n° 1254), dit: « Le risque, c'est l'éventualité de l’événement dont la réalisation doit obliger l’assureuür à fournir sa prestation. Cet événement peut être heureux (survie ou mariage) ou imal-
heureux (incendie, grêle),