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3. Un doi chanti lot plua populaires do la liaisc Ilrclatrnc : la Miirclwil'Artliur.
nattés avec un art merveilleux, mais un nmine en y touchant la fil tomber en poussière. Une croix de plomb indi [uait l'endroit oi'i le roi et la reine étaient enterrés. Elle portait cette inscription : Hic jacet inchjtus rex Arlurus cuin Weneueria uxore sua in insula Auallonia. »
Richard Cœur de Lion visite la tombe et les moines lui font hommage de l'épée Excalibur (Caliburne); en 12"() Edouard I"sefait montrer les corps; la reine portait encore sa couronne, le roi avait l'oreille gauche coupée et la marque de la blessure dont il était mort. Sous Edouard III, en 1368, les corps sont transférés dans un autre couvent. Invention des moines de Glastonbury ou ruse des Plantagenets pour assurer leur domination sur la nation kymrir{ue? Dom Lobineau, dans son Histoire de Bretagne, penche pour cette dernière hypothèse et convient que celte supercherie politique eut pour résultat d'ébranler sinon d'éteindre les espérances bretonnes. Les rois d'.\ngleterre n'ont pu complètement anéantir l'illusion galloise par la dé;ouverte des tombes, ils ne craindront pas de se souiller du sang des bardes (1238) (1).
Le lieu de sépulture d'Arthur reste indécis; un auteur anonyme anglais nous fait parcourir les localités de r.\ngleterre celtique qui portent le nom d'ArIhur (2) et dont beaucoup réclament l'honneur d'avoir possédé ses cendres. La plupart des chroniques sont restées au vague de Talicosin qui a dit : « La tombe d'Arthur est un mystère pour le monde. » Si Arthur est vraiment mort c'est pour ressusciter. Il a pu, avec ses chevaliers, être enseveli à Richmond-HiU, dans l'île d'Avallon,près de son château de Kerduel, ou dans le cloître de Glastonbury, mais il renaîtra, Merlin l'a dit (3) : « On le reverra, ce chef vénéré, monté sur un cheval blanc comme la neige, il viendra rallier autour de lui ses compatriotes. »
Ces croyances populaires subsistèrent d'autant plus longtemps que dans ces siècles d'ignorance absolue le merveilleux régnait en maître. Si dans les pays francs et anglo-normands le christianisme avait définitivement foulé aux pieds les souvenirs mythologi(jues s'il n'en était pas de même chez les Gaëls et chez les peuples kymriques, le naturalisme des druides laissait en héritage des coutumes, des supertitions; parfois les rites se confondaient et les évoques étaient forcés d'interdire certaines cérémonies restées en usage et qui n'étaient que les restes d'un pa<:anisme particulier (chants et danses en l'honneur du soleil et iu feu (4), invocations aux pierres druidiques et à certains arbres, processions pour conjurer les