llcnan, l'n^sie d'-s mers crlliqiies
3. Myvijrian Archaiology of Wales, eDscmble do rfcils de poésies baidii[iios i-l de triades galluiici rccucillica par Owenn Jniies, IfiO?.
on a retrouvé les hauts faits des guerriers cambriens (l'histoire et la fable marchant côte à côte) ; les prédictions des bardes, tristes comme les défaites qu'ils chantent, leurs appels aux armes contre l'ennemi envahisseur; on a revu Arthur tenant sa cour à Caerl-lion sur Usk et célébrant avec ses chevaliers les grandes fêtes de l'année; et Tristan et Essylt (Yseult), fille de Mardi, et Myrdhin, le devin et le conseiller d'Arthur, et les fidèles compagnons du roi, Yilltud, le chevalier canonisé et Percdur (Perceval) et Cadawg... et la célèbre bataille de Camlan où Arthur fut tué par Médrod (Modret), son neveu félon, qui avait enlevé Gwenhyvar...
A peine paru, le livre connut les détracteurs. On nia en Angleterre l'authenticité des Triades et la bonne foi de Owenn Jones ; nouveau Macpherson, il avait fait pour Taliessin et Llywarch Hen ce que celui-là avait inventé pour Ossian, une reconstitution erronée ou apocryphe; sur des matériaux vagues ou discutables, il aurait bâti de toutes pièces une fabulation ingénieuse. C'était faire beaucoup d'honneur à un homme intelligeni et laborieux sans doute, mais point assez lettré pour échafauder des annales et des prédictions bardiques. Il ne fallut rien moins que l'autorifé de M, Sharon Turner, l'historien de l'Angle ferre saxonne, pour faire cesser le malentendu. Dès 1803, il justifiait l'authenticité du livre par : A vindicalion genutness of the Myvyrian Archaiology of Wales.
De la Rue cherchant donc l'origine des Romans trouvait un terrain mal déblayé; ni Mannontol (1), qui se perd en dissertations sans fin pour établir que les romans en prose ont précédé les romans en vers, ni Caylus, ni Cliénier n'ont débrouillé la question. A une tâche ([u'il jugeait un peu « rebutante » d'ailleurs, ses prédécesseurs n'ont apporté ni le soin, ni l'étude nécessaire. Ils ont mal lu les manuscrits et les ont incomplètement analysés; ils n'ont pas poussé leurs investigations jusqu'au bout, et faisant peu de critique, ils n'ont apporté aucune preuve des origines. De la Rue trouve dureste des circonstancesatténuantesàleur manque de persévérance dans la longueur démesurée des poèmes et la monotonie des récits (2).
Sentant l'heure venue d'affirmer une opinion appuyée sur des faits, il arrive nettement à cette conclusion : « Les auteurs français mettaient souvent à contribution les tictions septentrionales et les poésies armoricaines qui étaient restées dans la mémoire des peuples de Bretagne >^. Ainsi marchant carrément à l'eucontre des théories antikymriques, il ira chercher la majeure partie des origines chez les peuples de race celtique, les Gallois, et surtout les Bretons armoricains. La proposition peut paraître hardie avant la publication des Mabinogion (3), car c'est de ce recueil précieux que sont éclos les points de rapprochement entre les littératures des
■1. Essai sur les romans.