‹ Du Rôle de L'Administration En Matière de Prophylaxie des Maladies ÉpidémiquesChapitre 13 sur 54 · RAC RE · texte numérisé non relu

RAC RE

Comité consultatif d'hygiène de France, les mesures de prophylaxie propres à en arrêterla contagion.

Le titre IT de la loi a trait à l’organisation sanitaire.

Dans les villes de 20.000 habitants et au-dessus et dans les communes d’au moins 2.000 habitants, qui sont le siège d’un établissement thermal, il doit être institué, sous le nom de bureau d'hygiène un service municipal chargé, sous l’autorité du maire de l’applicalion de la loi.

Les départements sont divisés en circonscriptions sanitaires pourvues chacune d’une commission sanitaire. Il y a, en outre, dans chaque département un conseil départemental d'hygiène.

Ce sont les conseils généraux qui constituent et réglementent les services de l’hygiène publique dans leur département, et qui organisent, s’il y a lieu, un service de contrôle et d'inspection.

Telles sont, brièvement rappelées, les dispositions essentielles de la loi. Encore qu'on puisse leur reprocher d’être imparfaites, du moins contiennentelles d’heureuses prescriptions qui permettent d’organiser une protection très efficace de la santé publique.

Malheureusement, la loi de 1902 n’a été que irès insuffisamment appliquée. « Chacun s’ingénie à La paralyser, disait M. Clemenceau, en 1907... Nous aurons un rude effort pour faire jouer et vivre la loi. » Et dans ses remarquables rapports de l’inspection générale des services d'hygiène de 1908 et 1909,

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rapports qui traitent l'exécution des mesures édictées et le fonctionnement des services institués parla loi de 1902, M. Bluzet déclare : « La mise en œuvre de la nouvelle législation est encore loin de répondre aux vœux du législateur, et aux exigences les plus manifestes de la protection sanitaire de notre pays. »

Des difficultés de tous ordres ont fait obstacle à sa complète application. Ce sont, dit M. Bluzet, « l'indifférence et le défaut d'éducation sanitaire de la plus grande partie de la population, l’inertie trop fréquente des pouvoirs locaux, le peu d’empressement de certains membres du corps médical, l’extrême complexité des mesures que comporte l'exécution des prescriptions légales et la nécessité de les déterminer par des règlements multiples ; l’insuffisance enfin de certains moyens d’action prévus par la loi».

Toutes ces causes réunies ont cntravé la mise en vigueur effective de la loi. Dans la majorité des villes, dans presque toutes les compagnes, elle est restée lettre morte.

Dans quelques grands centres,on a tenté de sérieux eflorts, mais il n’y a à dire vrai,qu'à Paris que la loi a reçu pleine application. Des mesures spéciales s’imposaient, au reste, pour une ville que les étrangers traversent sans cesse, où la vie est particulièrement intense, où la population resserrée est sans cesse exposée à la contagion. Paris a devancé le législateur. Grâce à son régime administratif spécial

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et aux efforts éclairés de son Conseil municipal, l'hygiène publique y a été poursuivie résolument, Paris peut nous servir de modèle.

L’essai que nous nous proposons, affectant une forme strictement réglementaire, serait see et sans vie. Pour lui donner plus de vigueur, nous l’illustrerons par l'exemple de Paris. Nous montrerons plus spécialement ce qui a été fait pour combattre les maladies évitables, et nous tâcherons de dégager quel doit être à un point de vue général le rôle de l'administration.

Dans notre première partie, nous avons examiné la question de la défense de nos frontières contre les maladies venues du dehors.Nous allons dire maintenant la lutte contre les maladies qui se développent à l’intérieur de notre territoire.

Cette lutte consiste :d’une part, à éviter l’éclosion des foyers d'infection en poursuivant l’assainissement des localités (amenée d’eau pure, évacuation des matières usées, salubrité des maisons et de leurs dépendances, des voies privées); d’autre part, à éviter le propagation des maladies contagieuses,. (les modes de défense prophylactique sont la vaccination. la déclaration des maladies avec, comme conséquences logiques,la désinfection et l'isolement).

Cette division indique la marche de notre déve-

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