PRE
chimique, l’épuration biologique par le sol, lépuration artificielle par voie biologique.
Le premier, employé depuis cinquante ans est en discrédit. L'emploi des réactifs (sels de fer, de chaux) destinés à précipiter les impuretés est coûteux ; les résultats en sont médiocres. On s'arrête communément aux deux autres systèmes.
L'épandage, essayé pour la première fois en Écosse vers la fin du xviue siècle, puis expérimenté en Angleterre a été employé par la ville de Paris depuis le vote de la loi 1894. Le procédé est le suivant : Le sol épure les eaux souillées ; il les débarrasse des germes et retient les microbes. Ces derniers «décomposent les matières organiques qu’apportent les eaux d'égout ; le carbone est transformé en acide carbonique, l’azote en nitrate, le soufre en sulfate. L’eau débarrassée des matières est devenue imputrescible » (1).
C’est un mode qui est très simple et qui est économique. Mais, pour sa réalisation, il exige à la fois de grandes étendues, un sol de préférence sablonneux,perméable, et des conditions de climat spéciales.
Il est assez rare, surtout avec les conditions de la vie moderne, de trouver aux alentours des grandes villes l’étendue suffisante. Si le terrain est éloigné, les frais de canalisation deviennent très onéreux. En