‹ Du Rôle de L'Administration En Matière de Prophylaxie des Maladies ÉpidémiquesChapitre 34 sur 54 · SECTION II · texte numérisé non relu

SECTION II

LES MESURES DE PROPHYLAXIE QUI TENDENT A ÉVITER LA PROPAGATION DES MALADIES CONTAGIEUSES

Pour protéger la collectivité contre la dissémination des germes qui émanent d’un malade, la science a fourni des méthodes certaines qui permettent de circonscrire Le mal, de l’étouffer dans son foyer.

Par la vaccination, la désinfection, l’isolement, la route est fermée à la pénétration microbienne.

Aucune de ces mesures prise isolément n’est suffisante : (On nesaurait considérer comme des mesures efficaces de prophylaxie l’éviction-d’écoliers atteints de diphtérie sans la désinfection de tout ce qu'ils ont pu souiller, sans l’inoculation préventive de leurs camarades demeurés indemnes; l'isolement des varioleux sans la désinfection de leur logement et des linges contaminés, sans la revaccination des personnes de leur entourage ; l’antiseptie est le complé-

ment nécessaire de l'isolement, sans lequel il constituerait une mesure illusoire et dangereuse.

« Les vaccinations préventives des individus constituant une collectivité menacée sont généralement les plus importantes des mesures prophylactiques. Mais elles n’excluent nullement la désinfection des locaux et des objets divers contaminés par les malades, qui en est le complément naturel.

» En somme, nulle mesure de prophylaxie n’est parfaite. Nulle ne pourrait à elle seule assurer à l’individu, aux collectivités une immunité certaine contre la contamination qui les guette ou l'infection qui les menace. Chaque maladie transmissible a sa méthode prophylactique qui lui est propre, qui doit lui être spéciale » (1).

1. D' Mosny,Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 1007, p. 242.

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