‹ Du rôle de l'auto-intoxication dans la genèse des attaques apoplectiformes et épileptiformes de la paralysie généraleChapitre 21 sur 27 · GR · texte numérisé non relu

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Pas de déviation dans la face.

Pas de déviation ni de paralysie des yeux, le bras droit est contracturé, l’autre bras fléchi,

La jambe droite en extension : crises épileptiformes.

On ne constate pas de paralysie des autres membres. La malade avale facilement.

Le ventre est ballonné, dur, très douloureux à la pression, on sent l'intestin rempli de matières.

Temp. 40°1,

On donne un lavement purgatif qui amène plusieurs selles très abondantes et horriblement fétides.

On prescrit du salicylate de naphtolet du salicylate de magnésie.

8 octobre, — A la visite du matin, la malade nous demande à se lever.

On ne trouve plus de traces de paralysie ni de contractures.

5 octobre. — La malade se lève et reprend son train habituel, se promène toute la journée et ne rentre que pour les repas.

20 novembre. —- La malade est prise dans les mêmes conditions des mêmes accidents : aphasie et contractures des membres du côté droit.

Les crises épileptiformes ont été plus violentes et plus nombreuses.

La malade est restée couchée jusqu'au 1°" décembre, époque à laquelle elle s’est complètement rétablie jusqu’au 12 janvier.

12 janvier, — La malade est tombée dans la cour sans connaissance, transportée dans son lit, on constate l’état suivant :

Coma profond.

La tête est inclinée à droite.

La commissure est tirée à droite. La malade fume la pipe.

Hémiplégie droite avec contracture.

Trépidation épileptoïde des deux côtés, mais plus marquée à droite.

13 janvier 1893. — La malade meurt sans avoir repris connaissance.

Autopsie. — Vingt-quatre heures après la mort.

Encéphale. — Congestion légère des deux hémisphères. Epais-

or

sissement et adhérences de la pie-mère, surtout au niveau de la région fronto-pariétale des deux côtés.

Athérome des artères de la base,

Les coupes méthodiques ne révélent la présence d’aucune lésion visible, soit ramollissement, hémorragie, tumeur.

L’examen microscopique (par dissociation à l’état frais) révèle la dégénérescence des cellules de la couche corticale au niveau la partie moyenne de la frontale ascendante. Cette région seule a été examinée.

Rien au cervelet ni au bulbe.

Cœur, pèse 200 grammes, graisseux.

Poumons. Gongestion légère des bases.

Reins. Volume normal ; substance corticale épaissie.

Foie. Diminué de volume, dur, criant à la coupe. Lésions de la cirrhose atrophique.

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