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sème pulmonaire à côté, p. ex. des varices de l'enfance et les cardiopathies non valvulaires, dans un cadre très vaste où les grands héritages (goutte, hérédo-syphilis, hérédo-tuberculose, hérédo-cancer) semblent intervenir primordialement et prendre en fait un rôle capital.
Podkaminsky croit également à la prédisposition.
Tendeloo lY'envisage chez les emphysémateux dont l’étiologie professionnelle est établie (souffleurs de verre — joueurs de hautbois — même la parole forte et soutenue pourrait créer un emphysème). Pour cet auteur, cette prédisposition s’exprimera par une altération de l'élasticité et de la rétractilité du tissu pulmonaire; dans d’autres cas par l’étroitesse congénitale des bronchioles,.
Il faudrait donc ranger la prédisposition à l’emphysème dans le même cadre que les kystes pulmonaires congénitaux. Il n’y aurait dans l’emphysème qu’un prenier degré de l’altération de l’appareil élastique.
D’après d’autres auteurs cette prédisposition se répartirait dans tout l'organisme. Jean Célice rattache Femphysème à une dystrophie qui se manifeste par les varices, les ptoses, les hernies congénitales, les tuniques musculaires déficientes. Ces altérations seraient antérieures à l'atteinte pulmonaire.
Pour Lambea les glandes à secrétion interne, la ihyroïde surtout, influenceraient la constitution de différents «types». L’hypersecrétion serait elle-même une suite de la stimulation par les toxines tuberculeuses. Il constate l'existence de familles entières où se montre la prédominance de la tuberculose emphysémateuse. «Dans ces familles on rencontre souvent des membres jeunes atteints d’un emphysème précoce.»
Cordier a isolé un type d’obèse partiel où il n’y a
que le segment supérieur — à partir de la ceinture pelvienne
qui est atteint d’un développement éxagéré. Chez ces sujets, relativement jeunes — il admet le début des symptômes à l’âge de 30 à 35 ans — il met en évi-
dence une maladie endocrinienne (augmentation du métabolisme basal, hyperthyroïdie, hypotrophie testiculaire, hypertrophie du pancréas et des parotides) avec insuffisance pulmonaire prépondérante. Une autre possibilité se manifeste par un syndrôme humoral avec troubles du métabolisme des graisses et des sucres. Dans les deux cas la maladie ne se bornerait donc pas exclusivement au tissu pulmonaire.
L'’altération congénitale de la fibre élastique expliquerait facilement les formes d'emphysème qui se rencontrent chez les enfants. (von Hansemann.) Ces derniers temps la question des kystes congénitaux du poumon est très à l’ordre du jour et il semble que l'altération congénitale des fibres élastiques soit une explication éventuelle à nombre de cas.
Nous avons nous-même été frappé par la fréquence avec laquelle nous retrouvions chez nos malades atteints d'emphysème l'existence de vergetures. En général elles siègent sur le deltoïde et la face interne du bras. Dans un cas très prononcé nous en voyions également aux cuisses et à la ceinture pelvienne. Leur aspect au début était rouge-violacé; leur disposition effectuait des trajets parallèles. Les vergetures anciennes montraient une coloration nacrée.
Ces altérations du système élastique de la peau ne se voyaient que chez les malades ayant de lemphysème. Elles survenaient au moment de l’amaigrissement provoqué par l’atteinte pulmonaire tuberculeuse. Dans aucun de nos cas nous ne pouvions déceler ces vergetures avant la déclaration de la tuberculose.
Cette fragilité du système élastique de la peau allait donc de pair avec celle du système élastique pulmonaire. Il semble que chez certains emphysémateux la question d’une prédisposition s'exprimant par une fragilité du système élastique se pose avec raison,