‹ Du rôle de l'emphysème dans la tuberculose pulmonaireChapitre 36 sur 44 · OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

OBSERVATION IX

En. François, se fait admettre au sanatorium Je 1° août 1932. Son affection a débuté en décembre 1931 par de la fièvre et un état grippal. La radioscopie montre une image cavitaire à droite. Il se fait hospitaliser à la Clinique de Strasbourg où cinq tentatives de pneumothorax restent sans résultat. Le 18 mai on pratique une phrénicectomie pour une caverne isolée du sommet droit.

A son entrée nous voyons un malade qui présente un état général excellent, Les crachats sont bacillifères; la vitesse de sédimentation est légèrement accélérée. L’auscultation permet de déceler quelques râles sous-crépitants au sommet droit. La radiographie montre une caverne isolée du sommet droit et une caverne plus petite, mais également isolée sous la clavicule gauche,

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Le 31 août 1932, le malade fait un épisode fébrile aigu: la température monte brusquement à 40. Le malade se plaint de céphalées, d’une photophobie légère, de diarrhées. L’expectoration a complètement disparu. L'examen clinique se montre négatif par ailleurs.

Deux jours après, le malade crache abondamment et la défervescence est brusque. Une radiographie pratiquée en novembre 1932 montre une accentuation de l’ombre cavitaire à gauche. A l’auscultation, cette caverne reste muette.

Le 26 octobre 1933, nouvel épisode fébrile, correspondant à une rétension cavitaire comme le précédent. Une vitesse de sédimentation pratiquée à ce moment est très accélérée, La radiographie montre cette fois-ci une accentuation de l’ombre annulaire droite; la caverne gauche restant stationnaire. Aucun autre foyer pulmonaire n’est visible. L’état général est bien conservé.

Ce malade présente la même conservation de l’état général, celui-ci est même très bon. L'évolution des lésions se fait progressivement bien que très lentement. Nous voyons chez ce malade la coexistence de très nombreuses vergetures qui militent en faveur de la fragilité générale de l’appareil élastique.

Les symptômes d'intoxication sont en rapport avec une rétention cavitaire. Celle-ci se fait, soit par des bulles emphysémateuses exerçant une pression sur les voies d’accès de la caverne, ou bien par l'intermédiaire d’atélectasies partielles. L’obstruction des voies d’accès trouve une confirmation dans le fait qu'après chaque rétention la caverne a augmenté faiblement de volume, ceci par élévation de la pression intra-cavitaire.

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