CONSERVATION XI
Sch.. Robert, se fait admettre au sanatorium le 25 novembre 1932. A l’examen le malade montre un bon état général; il est afébrile. L’expectoration est peu abondante et montre des bacilles de Koch par intermittence. La sédimentation globur-
laire est moyennement élevée. A l’auscultation on entend quelques râles sous-crépitants à gauche. La radiographie montre une grosse caverne sous-claviculaire atteignant le bord supérieur de la 3° côte et ayant une coque fibreuse bien délimitée. Toujours du côté gauche, dans la région moyenne, on note une infiltration nodulaire assez fraîche. A droite quelques foyers occupent la région para-hilaire.
Le 9 décembre 1933 une nouvelle radiographie montre que le bord inférieur de la caverne est remonté et n’atteint plus. que-le bord supérieur de la 2° côte. Vers le hile, on remarque de nombreuses plages claires, ovalaires, parsemées de nodules nettement dessinés à contours flous. Le dessin broncho-vasculaire dans cette région est très accentué. Les organes du médiastin ne sont pas déplacés; le diaphragme est libre d’adhérences visibles. L’écart entre la 2° et la 3° côte (arc antérieur) semble plus élargi.
Dans cette observation, nous voyons que le développement d’un emphysème localisé se fait dans la région qui sépare le bord inférieur de la caverne du hile. La pression de ces grosses vésicules emphysémateuses ainsi que la force rétractile des foyers péri-bronchiques, peuvent amener une coudure des voies d’accès de la caverne. L’air n’y pénètre plus très facilement, les bords s’affaissent aidés par la pression des vésicules emphysémateuses, L’agrandissement de ces cavernes exprime la réversibilité de ces phénomènes. Si l'obstacle siège à l'expiration, la pression intra-cavitaire augmentera et l'agrandissement cavitaire en sera la conséquence.