‹ Du rôle de l'emphysème dans la tuberculose pulmonaireChapitre 6 sur 44 · L’'EMPHYSEME DANS LE POUMON TUBERCULEUX · texte numérisé non relu

L’'EMPHYSEME DANS LE POUMON TUBERCULEUX

L'infiltrat primaire s'accompagne d’un emphysème complémentaire.Les observations antatomo-pathologiques de Pagel, Henke le prouvent. Sa constatation clinique sera difficile puisqu’en général les autres symptômes de ia maladie prennent le dessus. Ce n’est qu’une fois guéri que nous pourrons constater radiologiquement l’existence de bulles emphysémateuses dans les parties sus et sous claviculaires. L'emploi de rayons mous donnera une netteté plus grande, mais exposera souvent à un diagnostic différentiel difficile; les bulles emphysématteuses pouvant simuler une caverne pulmonaire (Xuhlmann). La guérison fréquente de ces lésions donnera lieu à un foyer cicatriciel apical. Nous assisterons à ce moment à une transformation emphysémateuse du parenchyme environnant. Hubschmann décrit ainsi ce processus: «Les alvéoles emphysémateux distendus se rapprochent du fover, attirés par la force de la rétraction. Finalement, le foyer guéri, c’est-à-dire cicatrisé se moule dans la structure pulmonaire et les alvéoles emphysémateux traversent les masses cicatricielles.»

Les foyers se trouvent dans une partie du poumon où l’élasticité du parenchyme est plus grande (Baïillet), donc supporte mieux les modifications de tension surajoutées par la force rétractile du foyer. Cependant ils resteront toujours un point faible. Pagel et Henke admettent le rôle étiologique de ces cicatrices emphysémateuses dans la constitution de la caverne du sommet. Nous verrons également quel rôle elles jouent dans l’étiologie du pneumothorax spontané.

En résumé, l'infiltrai précoce donnera lieu à un emphrsème localisé, partiel, périlésionnel. Ce sera donc

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