DONS
Les formes de dissémination tuberculeuse donneront donc naissance à un emphysème diffus mais non généralisé.
C’est surtout dans la forme chronique, banale de la tuberculose pulmonaire que l’emphysème aura tout le loisir de se développer. La multiplicité et la variété des lésions qui coexistent sur un même poumon expliquent la diversité des différentes formes. C’est cette diversité des lésions qui nous fait dire qu’il n’y a pas de tuberculose pulmonaire mais des tuberculeux. Les formes à lésions productives ou exsudatives pures sont rares. La notion d’«immunité tissulaire» de Foix est une théorie qui nous explique la diversité dans l’évolution et le pronostic de foyers occupant le même poumon.
Déjà Bard en 1879 rattachait la présence d’emphysème au caractère fibreux des lésions pulmonaires, à leur bénignité et leur marche lente. Tendeloo nous dit que l’emphysème complémentaire se voit lié à des foyers d'induration de toute sorte. Dans la tuberculose il n’accompagne pas exclusivement les vieilles scléroses, mais aussi les petits foyers disséminés.
La caractéristique des formes chroniques de la tuberculose pulmonaire est cette présence en plus ou moins grande proportion de ces foyers à tendance cicatrisante à côté de lésions pneumoniques.
Très souvent l’emphysème complémentaire accompagne les infiltrations bilatérales. Il est discret, cliniquement peu décelable. Ces formes sont constatées par Vanatomo-pathologiste. La dyspnée qui fréquemment les accompagne est mise sur le compte d’une intoxication, ou bien est attribuée à la perte de surface propre 1 l’hématose par suite de la présence des lésions.
Nous voyons souvent des lobites qui après un cer- {ain temps, accusent une très forte rétraction de l’hémithorax qu'elles occupent. La trachée est fortement atti-