‹ Du rôle de l'individu dans le déterminisme socialChapitre 6 sur 153 · CHAPITRE II Le détormliiUiiiie soelal · texte numérisé non relu

CHAPITRE II Le détormliiUiiiie soelal

Quelles sont maintenant les conséquences que l'intégration des sociétés développe à l'intérieur des sociétés intégrées P Gomme on l'a bien fait voir, l'augmentation du volume et de la densité de la société» qui suivent la disparition des segments et sont en rapport direct avec l'étendue de la société unifiée, ont pour conséquence des changements considérables à Tintérieur, qui équivalent, presque, à de vraies révolutions. Ces changements, à cause de l'extrême division du travail, aboutissent à une complication indéfinie des rapports inter-individuels, des situations, des manières de voir, des manières:de produire, etc. Une mobilité verti^ginense, une instabilité sans limite deviennent ce qui est propre à la contexture fuyante des nouveaux rapports sociaux. Cette mobilité et cette complexité sont voisines de l'anarchie et lé temps

(I) Il ponmit arriver qoe l'Histoire de ce siècle ait encore & enregistrer Tintégratlon sociale el politique d'aotres nations plus tardives, et peut-être l'intégration terminale de l'Allemagne et de IHUliè. • '. }

£8 UTU I. — is ffaocEssus du déyeloppembht social

«eul mettra un terme k cet état, m£me 8*3 se] équilibre, une certaine harmonie, qui tiennent à ce que le pro^ cessus d'intégration, qu'il soit purement social, ou qu'il soit économique, s'accomplit au jour le jour. Cet état de dioses entraîne plusieurs conséquences importantes pour les individus. Nous en aborderons ici seulement deux qui nous paraissent les principales et qui semblent, d'ailleurs, contenir déjà toutes les autres. Ce sont : i"" La régression de l'hérédité des caractères acquis ; a"" Le mouvement égalitaire.

LB REGRÈS DE L'hÉRÉDITÉ DES CARACTÈRES ACQUIS.

Comment la mobilité, l'instabilité et la complexité sociales peuvent-elles influencer la transmission physiologique des variations individuelles acquises? L'hérédité des caractères acquis a été l'objet d'une discussion vive, comme on le sait, dans le monde des spécialistes. La controverse n'a pas encore pris fin, nous pensons même qu'elle durera aussi longtemps que la question sera envisagée seulement du point de vue biologique. A en juger par l'impossibilité où les biologistes se trouvent de résoudre seuls ce problème, l'hérédité des caractères acquis est une question, qui ressortit aux deux sciences radicalement différentes de la biologie et de la sociologie. Nous nous en sommes occupé ailleurs (i). Nous avons montré que la question ne s'édaircit qu'après l'introduction dans la discussion du point de vue sociologique. Rappelons ici, sommairement, l'état actuel du problème et son issue probable.

Et d'abord, il faut entendre par caractère acquis non seule-

(1) le Problème du déterminisme iocial. Pwli, 1901.

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