‹ Du rôle de la famille dans l'éducationChapitre 3 sur 15 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

nous voudrioDs voir régner entre ces deux systèmes d'éducation, la combinaison qui nous paraît la meilleure entre les enseignements de la famille et ceux de la vie commune, entre t'influence des parenls et celle des maîtres^ tendant par des voies difTérentes à Taccomplissement du plus noble ouvrage qui puisse occuper Thomme en ce monde.

Enfin y dans un troisième et dernier livre , prévoyant le cas où la famille, étrangère à l'éducation de l'enfant, néglige l'occasion de remplir le premier de ses devoirs , ou en est fatalement écartée, nous chercherons quels palliatifs peuvent rendre moins regrettable l'absence de cette sainte et nécessaire influence; quels remèdes peuvent atténuer ce mal irréparable, dont il est impossible d'efTatcer entièrement les conséquences , puisque U loi du monde met toujours quelque expiation à la place du devoir qu'on n'a pas accompli.

Nous désirons moins écrire un traité complet et minutieux sur le concours que la famille doit apporter à l'éducation publique que de lui inspirer un vif désir de concourir à cette éducation, en lui indiquant d'une manière générale les moyens de le faire avec succès. Nous ne voulons point nous flatter de tout prévoir ni de tout dire et, sans omettre aucun détail important, nous cherchons moins encore à instruire notre lecteur qu'à le

INTItODUCtION. XI

toucher. Pour être lu sans fatigue et avec quelque profit, par ces chefs de famille auxquels les exigences du siècle et Tâpre poursuite de leurs intérêts laissent à peine le loisir de connaître leurs devoirs, nous serions heureux de dérober le secret de leur claire et persuasive brièveté à ces traités didactiques dont les anciens nous ont laissé tant de charmants modèles. Us étaient courts et pleins de pensées, éloquents et pleins de mesure; c'étaient là pour eux les signes d'un art achevé : Oùx Iv tû (jLeyàXcj) To eu, disaient-ils finement, aXkk ev tû eu

To (JLeya.

Avons-nous besoin dédire quels sentiments nous inspirent et nous encourageront dans ce travail ? Ne s'agit-il pas de la plus noble des créatures, dans laquelle on a pu voir l'image de Dieu , dans laquelle surtout l'homme, par un magnifique privilège, peut agrandir, élever, ennoblir la nature, et participer en quelque chose à cette force merveilleuse qui produit et qui soutient le monde ? Ne s'agit-il pas du repos et de l'honneur des familles, de la prospérité du foyer domestique , de la douceur et de la sûreté des liens les plus légitimes et les plus nécessaires qui puissent unir les hommes ? N'est-il pas enfin, et surtout, question de l'avenir de cette nation intelligente et généreuse, dont les malheurs mêmes ne sont jamais sans gloire, ni les

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