CHAPITRE PEEMM
DE l'Éducation en général.
S'il est vrai que l'homme soit un assemblage de misères et de grandeurs, il faut reconnaître que le privilège de recevoir et de transmettre l'éducation est une grandeur qui compense bien des misères. Plantes, animaux vivent ou se meuvent sur la terre comme s'ils étaient les premiers de leur espèce^ comme s'ils venaient d'échapper à la main du Créateur. lU sont semblables à ceux dont leur race est sortie, et qui ont vu l'aurore du monda. Il y a en eux une régularité éternelle, indice d'une sagesse immuable qui est ailleurs et dont ils ne peuvent rendre raison.
Au milieu de ces enfants de la terre, l'homme vit et se meut, mais d'un mouvement intérieur, qui tous les jours change en lui quelque chose, et qui l'éloigné peu à peu de ses premiers pères. C'est parce qu'il comprend ce qu'il voit , c'est parce qu'il se souvient de ce qu'il a vu. 11 acquiert tous les jours de nouvelles connaissances, et les conserve : il apprend. Ce n'est pas tout encore ; il transmet à un autre le fruit de cette expérience, il lui épargne ses fatigues , il l'investit de ses conquêtes : il enseigne. Apprendre 1 enseigner ! est-il deux mots plus grands dans les langues humaines ? En est-il qui résument mieux l'histoire du genre humain, ses devoirs , le secret divin de sa puissance ?
Qu'est-ce donc qu'un enfant pour un père pénétré de ces vérités qui font la dignité de notre espèce? c'est l'héritier, non-seulement de ses biens, mais de son âme, et de ce qu'il a pu y amasser pendant sa vie de science et de sagesse. L'éducation intellectuelle n'est qu'une manière admirable d'épargner à l'enfant une partie du chemin qu'a parcouru son père. Il faut que le terme atteint par le premier soit le point de départ du second, lorsqu'il prendra dans le monde la place de l'homme que la mort en doit effacer. Cet héritage invisible, plus précieux que l'autre, auquel l'enfant est ap-
pelé, comprend non-seulement ce que son père a pu apprendre par lui-même , mais tout ce que lui-même a reçu de son père, et tout ce que celuici avait reçu de ses aïeux, depuis que les hommes ont commencé d'apprendre et d'enseigner à leurs descendants. Ces vastes connaissances se resserrent et se réduisent dans des formules générales qui nous permettent de retenir et de transmettre aisément ces trésors accumulés. Nous les devons à cet enfant, et il ne faut pas qu'il s'en contente; l'éducation de son esprit n'est complète que si elle lui laisse à désirer quelque chose : c'est le premier festin de son intelligence, qu'il n'en sorte point rassasié, mais avide.
L'éducation intellectuelle ne doit donc avoir d'autres limites que la capacité même d'une jeune intelligence. Elle est bornée, comme tout le reste, par l'imperfection de notre nature, par la faiblesse de nos organes, par les ménagements qui lui sont nécessaires surtout au commencement de la vie. Ne point surcharger l'esprit de l'enfant, ne point l'effrayer surtout, l'initier par degrés à l'attrait d'apprendre et à la suprême jouissance de savoir, sont des parties importantes de l'art de l'éducation intellectuelle, et nous aurons occasion de les traiter. Y a-t-il, cependant, en dehors de ces précautions naturelles et indiquées par l'expérience , quelque
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raison légitime pour restreindre Téducation de Tihtelligence , pour en écarter ceci ou cela, pour mesurer sur certaines questions la lumière aux jeunes esprits, pour Técarter absolument sur quelques au* très ? nous ne le pensons pas. Nous nous défions de ces tuteurs infidèles, disposés à rendre incom* plétement leurs coiDptes y à retrancher une partie de la véritéj qu'ils doivent tout entière aux futurs maîtres des affairés humaines. N'est-ce point s'em-* parer en fraude d'une conscience dont on aurait lieu de redouter le jugement ?
L'éducation de Tintelligertce n'est qu'une partie de l'éducation de Thomme; n'en diminuons pas ce» pendant l'importance, et gardons-Uôus d'une exagération fréquente en ce temps de découragement et de doute. On affecte trop souvent aujourd'hili d'opposer l'éducation morale à l'éducation intellectuelle, et, non content de placer la preinière beau* coup au-dessus de la seconde , on laisse volontiers entendre que les intérêts en sont contraires ^ que la tnoraUté humaine a plus à gagner qu'à perdre au défaut de lumières.
Erreur injurieuse à notre nature, désavouée par une religion raisonnable, réprouifée par la philosophie ! Ne savons-nous pas^ au contraire, que le vrai et le bien, unis et confondus dans une région supérieure, s'appellent et se soutiennent mutuelle-
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ment dans Tâme de l'homme; que les fautes n'ont point de source plus commune que les faux calculs de l'intérêt mal entendu; qu'une Intelligetice parfaitement éclairée ne pourrait être qu'une des faces d'une âme parftiitement saine ? Ne nous défions donc pas de notre intelligence et donnonslui les moyens de nous bien conduire , et disons de la moralité y comme on l'a dit de la religion, qu'un peu de science peut nous en éloigner ^ que beaucoup de science nous y ramène.
Cependant le genre humain serait à plaindre s'il n'y avait d'autre chemin yers la moralité qu'un complet éclaircissement de l'intelligence, s'il n'était permis qu'aux sages d'être gens de bien. Il est une route plus facile et encore sûre, ouverte à ceux qui doivent aspirer à Thonnêteté, c'est-à-^dire à tout le monde : il n'y a point d'aristocratie dans la pratique du bien. Cette route, ce sont les bons préceptes qui nous l'enseignent, et surtout les bons exemples ; ce sont les bons livres , et surtout les bons maîtres; en un mot, c'est l'éducation morale. L'œuvre de cette éducation est immense, son influence inappréciable, tant sur la vie de celui qui la reçoit que sur le mouvement général des affaires humaines. L'homme n'est jamais une cl*éature indifiérente en ce monde : souvent , par lui-même il peut beaucoup; il peut toujours beaucoup en
s'unissant à d'autres el en faisant nombre. Est-il bon ? il est Tornement du monde , il porte en luimême Tordre et Tharmonie ; est- il médiocre? tout languit de sa faiblesse, tout s'abaisse à son niveau; est-il méchant? nul fléau ne Tégale, et le mal qu'il sait produire est le plus profond ^ et dure le plus longtemps.
L'éducation morale doit s'appliquer à désarmer les méchants, qui sont plus rares qu'on ne pense, et à élever jusqu'au bien les natures médiocres, qui sont innombrables. Elle doit user, pour les ennoblir, des plus ingénieuses et des plus constantes leçons, des plus salutaires exemples, et surtout de la toute -puissante influence de l'habitude. Elle doit enûn être ambitieuse dans ses enseignements^ et demander beaucoup pour obtenir quelque chose. Qu'elle ne croie nulle exhortation trop vive, nul exemple trop sublime; qu'elle prépare ces jeunes âmes aux assauts de la vie, qui leur enlèveront toujours assez de leur vertu. En attendant cette épreuve, qu'elles vivent entourées de ce que notre espèce a fait de plus grand, de ce qu'elle a pensé de plus généreux et de plus noble ; qu'elles s'habituent à respirer dans ces régions pures et lumineuses ; élevez-les au plus haut, si vous ne voulez les voir trop descendre. Aspirez à faire des héros, si vous voulez faire des honnêtes gens ; c'est sur les dé-
bris de ce jeune héroïsme que reposera rhonnèteté de l'âge mûr.
Il ne suffit pas d'être éclairé et bon; un homme intelligent^ qui est en même temps un honnête homme, n'est pas encore un modèle achevé de la nature humaine cultivée par la civilisation. Il lui manque quelque chose s'il n'est point touché du mystère qui, nous dérobant l'entrée et la sortie de ce monde , nous y assiège de toutes parts , et que notre entendement rencontre partout où il se porte, comme pour le surprendre et le borner. L'homme s'élève à nos yeux s'il s'est souvent incliné devant ces questions redoutables où son esprit s arrête, où son âme s'émeut, par cela même qu'elle ne les peut dépasser et qu'elle soupçonne un vaste horizon derrière l'obscurité de cette infranchissable frontière. Il est enfin plus heureux sans rien sacrifier de sa raison, plus doux sans rien perdre de sa force, s'il a entrevu Dieu dans ce mystère, s'il se croit soutenu dans le bien par une main secourable et toute-puissante. Il marche alors dans ce monde d'un pas plus ferme et plus hardi, il dépasse avec plus d'ardeur les strictes limites du devoir , il ne croit jamais faire assez pour ses semblables ni pour la satisfaction de sa conscience, et mesure toutes ses actions à cette perfection infinie qui domine et qui échaufie sa pensée.
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Il a de plus ce privilège précieux, dans le tumulte des affaires humaines ^ de lie poùTôir Jamais s'estimer vaincu^ ni désespérer dû bien qu'il avoulu faire. Comme jadis le citoyen dune grande nation s'écriait sur la croix : c Je suis citoyen romain ! i) il a la consolation de dire dans la défaite et dans la mort : « Je suis ouvrier de Dieu I » non pas dans un vain désir de vengeance^ ni dans Tégoïste espoir d'une récompense^ mais avec une pleine et douce certitude dans l'accomplissement de son œuvre et dans la fécondité de son sang.
Enfin, cette éducation intellectuelle , morale et religieuse , doit convenir dans son ensemble au temps et au pays de celui qui la reçoit. L'enfant que vous élevez n'est pas destiné à vivre seul dans le monde ; il n'y vivra pas avec lés hommes d'autrefois, ni même avec ceux d'hier, ni même avec vous, quand il sera sorti de vos mains : il traversera le monde avec ceux qui y sont entrés vers le même temps que lui, qui en remplaceront les maîtres , qui en disposeront à leur toiir, en un mot, avec sa génération. Ce doit être le privilège de ceux qui en font partie de se connaître avant de s'être vus, de se comprendre avant de s'être parlé. N'enviez pas à l'enfant cet avantage ; ne le frustrez pas de ce droit. N'allez pas^ par un culte exclusif du passé, ou par une imprudente anticipation sur un avenir
douteux, faire de lui un homme d'un autre âge dans son siècle^ un étranger dans sa patrie. Laissez avec discrétion^ mais laissez cependant arriver jusqu'à lui l'atmosphère qui nous environne 5 qu'il respire épuré, mais qu'il respire pourtant l'air qui nous vivifie, et qu'il ne puisse pas un jour vous accuser si utie vie de mécomptes a succédé à une jeunesse pleine d'illusions. Où est la mère qui, sachant en quelle saison va naître son enfant, ne s'y prépare avec un prévoyant amour? Imitez cette simple sagesse, et donnez à votre élève des lumières, une vertu, une piété, dont il puisse faire un usage opportun, sans danger et sans ridicule. Qu'il ne sorte pas de la république de Salente pour être brusquement emporté dans nos discordes civiles, de la tente d'Abraham pour siéger dans les conseils d'un peuple libre, ou de l'école de Grégoire Vil pour servir la religion chez les nations modernes. Tant de soins consacrés à l'éducation d'un homme, tant de richesses accumulées dans une âme peuvent encore demeurer stériles, si l'on n'a pas communiqué à celui qui a reçu tous ces biens la faculté de left rendre utiles aux autres et à soi-même pendant tout le cours d'une longue vie. L'homme intérieur n'existe pas pour le monde» ou du moins il n'existe qti'âutant qu'il se montre; c'est par sa conduite qu'on le Juge, et ses actions
donnent seules la mesure de ses pensées. Quelle est cette force intime , inégalement répartie , qui fait que deux hommes, éclairés de la même lumière et munis des mêmes armes, se font une destinée si différente et marchent d'un pas si inégal dans l'âpre chemin de l'existence ? Ces deux hommes connaissent le bien , et l'aiment d'un pareil amour; l'un pourtant succombe où l'autre résistera longtemps^ où un troisième résistera toujours. Chez celui-ci, la vertu est rude et cependant fragile ; chez cet autre , elle est séduisante sans jamais faibUr, et remporte avec grâce les plus coûteuses victoires. C'est le caractère qui rend le mieux raison de la diversité des hommes^ c'est la part de la nature et de la fatalité dans notre âme et dans notre vie. Les derniers efforts de l'art ont peine à l'entamer.
On parvient cependant à la réduire , et l'éducation du caractère n'est que le glorieux secret d'ajouter quelque chose à la liberté humaine. Ce secret est admirable entre les mains d'un homme de bien qui a le rare génie de l'éducation ; ce grand art va quelquefois jusqu'à la transformation de l'homme, et, ce qui est plus étonnant encore, cette transformation est durable. Les lions et les tigres, qu'on acrus détournés de leur nature, y reviennent souvent avec une violence d'autant plus redoutable,
et Torgueil de leurs maîtres est sujet à des expiations sanglantes. Le travail de Thomme sur son semblable est plus fécond : le duc de Bourgogne est mort, non pas tel qu'il était né, mais tel que Fénelon l'avait fait.
L'éducation du caractère doit précéder, accompagner, suivre toutes les autres, parce qu'elle en est le soutien et la garantie, parce qu'elle en déterminera la valeur, en assurera l'usage, et que, sans elle, tout le reste est comme s'il n'était pas. Je suis touché de l'impression d'une grande vérité, lorsque Rousseau défend de céder aux larmes impérieuses de l'enfant, encore incapable de commander par ses prières, mais s'essayant déjà à faire plier devant ses caprices tous ceux qui l'entourent. C'est dans le berceau qu'il fait avec raison commencer l'éducation du caractère de son élève. Sur ce petit théâtre, en effet, s'agite la volonté naissante de l'homme, et, dès lors, la règle lui est bonne, et une limite nécessaire. Plus tard, cette volonté rencontrera celle des autres hommes, toujours l'inflexible volonté de la nature, la muette résistance des choses ou la main invisible de Dieu. Que l'enfant s'habitue donc aux obstacles ; qu'il apprenne tous les jours, pour l'usage de toute sa vie, à les surmonter quand il le peut, à les tourner quand il le faut, à ne point se désespérer, lors-
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qu'il est impossible de les franchir. Un grand caractère a souvent suffi pour faire un grand homme; un caractère faible fait d un honnête homme le jouet des méchants, et de sa vie un objet de scandale et de pitié.
Nous ne sommes pas seulement une âme, nous sommes un corps, et malheur à qui l'oublie dans Téducation de l'enfant. Les maladies, une perpétuelle faiblesse , la langueur de Tâme , mal servie par ses organes et emprisonnée plutôt que protégée par une enveloppe débile, telles sont les suites ordinaires de ce dédain du corps trop fréquent chez les nations modernes et surtout en ce pays. Ce n'est pas cependant le mépris de la chair, qu'on ne s'y trompe point, qui fs^it sortir de nos mains tant de créatures imparfaites et malheureuses ; c'est plutôt l'inintelligence des vrais besoins du corps et des vrais moyens d'en tirer tout ce qu'il contient de perfections ; c'est la décadence du grand art d'élever les hommes, livré le plus souvent à des empiriques et par là même décrédité. Qn semr ble avoir perdu le sens de la profonde parole du poëte ; Mens sana in corpore sano, et des causes nombreuses, tenante notre civilisation même, empêchent de le retrouver. Les soins minutieux et inhabiles, qui ont remplacé parmi nous l'antique éducation du corps, appellent les maladies loin de
les prévenir, et sont plus propres à iaspirer une odieuse crainte de la morty qu'à rendre la vie facile^ légère, activa, telle enfin que la nature paraît la permettre à la créature humaine. N'allons pas, pour embellir Tâme de nos enfants, enlaidir leur corps ou les désarmer de leur santé. Que pourronsnous leur donner qui compense la destruction de la vie^ qui rend tout éphémère, ou Tincertitude de la vie, qui rend tout stérile ?
Ce sera encore, auprès des esprits éclairés, une grande considération en faveur d'une bonne éducation du corps, que le fruit ordinaire n'en est pas seulement la santé, mais une certaine aisance de mouvements qui est la grâce et un extérieur où se lit la dignité de notre nature. Ne refusons pas à nos enfants ces avantages, précieux après tout, dans une société laborieuse où l'on a peu de temps pour se connaître et s'apprécier, où un coup d'œil juge souvent les honunes. Non, il n'est pas indifférent de trop baisser ou de trop lever la tête, d'avoir un regard qui laisse entrevoir une belle âme, ou des yeux habitués à fuir obliquement le regard d'un honnête homme, une démarche insolente ou servile, ou celle qui convient à un homme libre au milieu de ses égaux.
Aucun de ces signes n'est sans importance, parce que l'âme est pour quelque chose dans leur durée
et que notre physionomie habituelle parle de nos pensées familières. L'avantage d'un grand nom était jadis d'épargner à celui qui le portait la peine de se faire connaître^ en ne lui laissant que le soin de le soutenir. L'avantage d'un heureux extérieur est toujours de prévenir en notre faveur les honnêtes gens, jusqu'à ce qu'on ait confirmé ou démenti ce bon présage. Assurez, selon votre pouvoir, à votre élève l'effet favorable de ce premier mouvement, qui nous porte à notre insu vers ceux de nos semblables en qui paraît briller le mieux la nature humaine bien cultivée. De tels conseils ne devraient-ils pas être inutiles? Ils le seraient , si nous ne voyions encore certains maîtres jeter au milieu de la civilisation moderne et au sein d'une nation généreuse, des jeunes gens qui, élevés dans une crainte servile ou dans de déloyales pratiques, ont une seconde éducation à faire, pour ne point ressembler à des esclaves ou à des délateurs.
Nous avons déterminé, moins complètement que nous ne l'aurions voulu, mais assez pour être bien compris, ce que renferme à- nos yeux ce mot d'éducation, et nous allons chercher les meilleurs moyens d'atteindre tous les objets qu'il embrasse, d'accomplir tous les devoirs qu'il impose. Ou plutôt, disons, en nous gardant de toute illusion dangereuse, que nous chercherons par quels moyens
nous resterons, dans la pratique, le moios éloigné qu'il nous sera possible de cet idéal d'une bonne éducation qui doit être désormais présent à notre pensée. Il faut toujours y tendre, sans espérer y parvenir, sans compter voir sortir de nos enseignements et de notre discipline des hommes parfaits, qui cesseraient d'être de ce monde, où il n'y a de place pour aucune espèce de perfection. Chercher à connaître le vrai et tâcher de faire le bien, c'est en cela, comme en toute chose, ce que nous pouvons faire de mieux pour seconder la libéralité de la nature et pour féconder les dons de Dieu.