‹ Du rôle de la syphilis Dans le Déterminisme de Certaines CirrhosesChapitre 16 sur 26 · PREMIER EXEMPLE · texte numérisé non relu

PREMIER EXEMPLE

OBSERVATION XIV (extraite de la thèse de Bréa, 1924).

Mme S.., 45 ans, dit n'avoir jamais été malade, mais se livre depuis plusieurs années à des excès éthyliques réguliers.

En novembre 1923, elle est prise de douleurs abdominales graves, de troubles digestifs, de subictère léger; en même temps l'abdomen augmente progressivement. Elle entre à l'hôpital vers la fin novembre; à ce moment on trouve un ventre. fortement distendu par une ascite libre avec circulation collatérale marquée. Léger subictère.

Le foie est très gros, la rate percutable.

Les réflexes oculaires, rotuliens, achilléens sont conservés, mais il existe un souffle systolique de la base et le B. W. est franchement positif.

Les urines ne contiennent ni sucre, ni albumine, mais sont de couleur acajou; on ÿ trouve l’urobiline. On porte le diagnostic d'hépatite scléreuse alcoolo-syphilitique avec poussée aiguë et la malade est mise aux diurétiques.

Brusquement apparaît une congestion pulmonaire de la base gauche, avec souffle, râles fins, température à 40. Les signes d'insuffisance hépatique s’accusent et le malade meurt dans le coma vers la fin de décembre.

On rencontre fréquemment des cas de ce genre où l’au-

topsie n'ayant pu être pratiquée, on ignore la part qu'il faut attribuer à la syphilis et à l'alcool, ou à l’une ou à l’autre seulement, dans le déterminisme de la sclérose hépatique. Il ne faut pourtant pas ‘hésiter à essayer le traitement anti-syphilitique, qui peut être le salut du malade, car souvent le tréponème intervient pour une grande part dans la production de la cirrhose.

L'observation suivante de M. Achard le montre bien :,

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