IV. — L'esprit humain, mis en défiance par le peu de succès
théorique des précédentes tentatives, arrive au scepticisme et à la sophistique. Les sophistes montrent que l'homme est la mesure des choses et, comme l'indique Socrate, c'est de l'homme que devra partir désormais la philosophie dogmatique 21
I. — Le platonisme, première philosophie dont nous puissions prendre une vue complète d'après des monuments originaux. L'idée, concept essentiel de cette doctrine.
Passage de la sensation à la science de l'idée. Méthode de la science; l'erreur. Détermination du concept de Dieu. La création e nihilo. La participation réciproque des idées surmonte le principe de contradiction. Doctrine physique ou de la nature. Doctrine de l'homme, physique et morale. Doctrine politique ou de la République, doctrine pédagogique.
II. — Aristote. Réaction contre le concept général et absolu de l'idée en faveur de ce qui est individuel et relatif.
Critique de l'Idée platonicienne. Recherche de concepts propres à expliquer l'individuation et le mouvement : détermination des concepts de puissance et d'acte et du concept de cause. La science conçue comme étude des causes générales essentielles, à l'aide de la sensation qui fait connaître le particulier. Détermination de divers concepts relatifs à la connaissance de l'être individuel. Application de ces principes à l'étude des choses physi- (}ues, naturelles, humaines, célestes, jusqu'à Dieu, cause finale suprême.
III. — L'opinion des sophistes sur la relativité de la connaissance perfectionnée et dirigée contre les concepts idéalistes.
Les Mégariques : attaquent le concept de l'Idée.
Les Pyrrhoniens : le relativisme universel conclu d'une critique de la sensation. La nouvelle Académie et le probabilisme.
Les nouveaux sceptiques : le relativisme universel conclu d'une critique de la raison et d'une critique de l'idée de cause. IV. — Résumé de tout ce qui précède en quelques formules ou
lois 43
I. — Autre direction philosophique à partir de Socrate : recherche du principe suprême dans l'ordre pratique ou moral; détermination du souverain bien absolu. Les Cyniques et les Stoïciens. Les Cyrénaïques et les Épicuriens. Enfin mysticisme.
Préparation générale du monothéisme dans l'ordre spéculatif, dans les faits, dans l'esprit des hommes. II. — Détermination d'un monothéisme populaire. Dieu agissant sur le monde. Dieu extérieur au monde; exclusion du panthéisme; raisons de la fortune passagère du stoïcisme.
Transcendance et révélation ; d'où la foi. Dieu hors de l'atteinte de la raison ou des concepts stricts est infini. La création acte libre, non logique. L'idée de la lioerté prend une valeur incomparable.
Il n'y a plus de principe absolu du mal; Dieu type du bien, le mal œuvre de la créature.
III. — Comment au concept d'un Dieu unique se lie l'espérance et
comment au même concept se rattache celui d'une vie
future; détermination des concepts moraux. Acceptation de la vie par les créatures, leur solidarité
dans le péché. Amour de Dieu, charité. La charité sous.
forme d'ascétisme, l'humilité. La charité sous forme de
sanctification du monde.
Distinction des pouvoirs spirituel et temporel, pas absolue
en fait. Droit divin des gouvernements, des monarchies.