RESUME DU CAS II (R
La maladie de R. est la troisième atteinte au bout de deux ans. Les deux précédentes étaient caractérisées par des idées de ee variées ; à Dr cela, elles ne présentaient rien de spécial.
À présent, 1l existe des idées délirantes multiples avec hallucinations auditives. Il se croit persécuté de différents côtés. Hallucinations visuelles, tactiles et sexuelles niées. Je malade manifeste des idées de suicide. Le lendemain de son admission, il crie continuellement, à la manière d'un polichinelle. Il y a une forte excitation du langage.
L’o‘ientation quant au temps et au lieu est intacte.
Comme dans le cas I, le malade parle alternativement en allemand et en français, ce qui n’est pas étonnant. [es premiers temps, 1l a nettement la tendance de s'exprimer en français. Nous n’aurons pas besoin de tenir spécialement compte de cela.
Ici, les associations provoquées offrent le plus grand intérêt. Avant l'expérimentation, il en a fourni une par assonance, que nous, tenons à relever. Il parle du Syndicat indicatif de Paris.
Cr
res :
Pour anticiper, disons de suite que ce jour là, on a constaté une fuite des ‘idées avant tout, beaucoup d'énumérations qui, la plupart du temps, sont reliées par le. contenu avec le mot provocateur, quelques associations par assonance et des phrases avec sens.
On avait nettement l'impression d’être en présence d'un malade en état maniaque de la folie maniaque dépressive.
Revenons aux détails.
Le mot de Weihnachten (Noël) provoque l’énumération de 3 fêtes avec associations par coexistence, dimanche, l’énumération des jours de la semaine, puis des mois de l’année. L'hiver provoque une répétition du mot, comme très souvent, puis l’énumération des saisons où cependant il ne se rappelle pas du nom d’une d’eiles, de l'été.
À See, il répond par une énumération de substantifs.
Au mot suivant, Schüler, il y a une longue digression Où 1l y a cependant des persévérations, Assistenzarzt, Zahnarzt, Zahntechniker. Buchdruckerei, Buchhalter, Lathographe, Dactylo, puis un phénomène purement moteur, l’énumération des chiffres 1, 2, 3.
Au N° 6, il y a énumération de termes coordonnés, de même pour 7, tandis que dans 6 les substantifs sont en rapport par leur contenu avec le premier mot, ils ne le restent pas pour 7 où il y a à part cela tendance à composer des mots comme on l’observe aussi trois exemples plus loin.
A Kopf, le malade réagit d'abord par un complément, non sans sens, puis par des termes subordonnés, des parties de la tête.
Sur linte: Nadel, Buch, Lampe par. coordination.
SPAS RES
Sur Raum, par une énumération de nouveaux substantifs entre lesquels oh n'arrive pas à reconstruire un rapport, sauf le premier où il y a assonance Raum, Baum.
Berg nous permet de constater des contrastes et des associations invétérées Berg-Tal, Rhin et Moselle.
Dans les exemples suivants, il v a production de substantifs en énumération, avec la tendance nette aux mots composés et parfois des associations prédicatives, c’est-à-dire, où 1l est exprimé quelque caractère, une qualité quelconque du mot. Dans un ças il y a persévération où une association revient après trois
/ . PAST PS exemples intermédiaires.
Au N° 22, il y a Zahn pour provoquer à la fin: il y a Arsenik; et au 25, il y à une phrase avec sens: Der Zahnarzt braucht As, um den Nerf zu tôten.
Dans les associations 27—40, il v a réponse par petites phrases ét des énumérations variées qui se
croisent par moment, ainsi que des lieux communs.
Dans une réponse, il profère une série d’interprétations. :
Le malade se prête à un examen pour les associations que cette seule fois, le lendemain :ïil ne veut p'us réagir.
Le 1* 12. il parle continuellement, mais sans accélération du langage, sans changement de l’intoation. C’est toujours de ses persécutions qu'il s’agit. Il est à noter qu’il parle d’un jeune homme de 18 ans en parlant de lui-même et d’un médecin dans une phrase y relative, au lieu de l’aborder directement. En outre, 1l y a une fois la néoformation «jouette». I] répète des phrases qu’il avait dit la veille aux associa-