PART. PR
tions, parle de transmission de pensée et de spiritisme ainsi que d’hypnotisme, à un second exdmen le même jour, d'autos et de vélos électriques.
Dans les quelques associations, qu’on peut lui soutrer, il n’est pas très productif. Trois fois, il y à le pluriel du mot, une fois une répétition, trois réponses prédicatives, une fois formation du verbe, en ajoutant un suffixe.
Le lendemain, dans les productions spontanées des idées délirantes toujours du même genre et des phrases exprimées dans les mêmes termes que les jours précédents reviennent. Pas apte à faire des associations, il y a des identités (traductions) et des compléments.
Le 4. 12., néoformation. Le Dr. a fait un contravent (!).
Iæ 8. 12., il débite beaucoup d’idées d’interprétation.
Il” parle continuellement, sans intonation, d’une façon assez lente.
Le 28. 12. Ne produit que des traductions dans les associations, de même le 3. 1. 23.
Il énumère à différentes reprises des pays: La France, «dla Bochie», l'Amérique.
Le 30. 12., il manifeste ses idées de grandeur.
Le 3. r1., il se donne comme héros de France,
récite des vers dont il modifie la fin.
Ich habe es umgetauft das Gedicht.
Le 4. 1. Le malade parle de nouveau de lui comme d’une troisième personne, €&in Junge von 18 Jahren. Il y a production de différentes énumérations, des différents modes d’être tué. D'abord, il n’y a que des verbes; nicht erschossen, nicht ersoffen.... : Uné
autre fois, il y a énumération de différents organismes administratifs. Préfecture, Gouvernement militaire, gendarmeïie, ‘a police.
Pour les associations, il réagit un moment, puis il cesse, ich sage nichts mehr, es geht mich nichts
mehr an.
Le mot Soldatenrat lui évoque l’idée de la Révolution, mais il ne se rappelle plus le mot, et, par suite, il décrit: Umwälzung von einem Staat, frei sein wie die Schweiz.
Arbeiterrat: Il répond par Kommunisten-Versammlung qui proteste. Il fournit encore quelques t‘aductions. Le soir, il se dit demi-fou. Il fait une
tentative de suicide.
Le 5 janvier, il ne produit que des traductions dans ses associations, à des hallucinations visuelles
très vives, parle beaucoup de ses idées de suicide.
Le 6. 1., il n’est pas très accessible pour faire des associations. Quand il ne sait pas la traduction, il dit: Ich weiss nicht. Pour Lied, il donne d’abord la traduction donc l’identité, puis une subordination, la Marseillaise dont il mentionne une qualité.
Dans quelques exemples, il réagit par des phrases justes quant à leur syntaxe et dans lesquelles il s’agit de l'interlocuteur ou de personnes de l'entourage.
Le 8. 1., il répète d’une façon stéréotype, comme souvent avant, qu’il faut que le héros de France meure.
Les associations, ce jour-là, ne sont pas aussi monoiones que d'habitude. A Reich, il répond par des phrases sensées et il revient aussi À une association précédente.
Lens pp
Comme toujours, les traductions prédominent. Il y a une néoformation: zahnfühlend. Faust, il traduit d’abord correctement. Puis vient une seconde idée, une coexistence, «et Marguerite» qui est suivi d’une association prédicative.
Au courant de l’examen, le malade produit encore deux énumérations, celle des députés puis celle des monuments. À la fin, il y a une seule association par assonance.
Wunder, sie gehen munter.
Le 11. 1. Il parle de positif et négatif, et dit être électrisé. Il suit une courte énumération de médecins, un peu plus loin le début de deux chansons. Plusieurs fois, il parle du Ruhrgebiet ce qui lui donne l’occasion de former un jeu de mots avec persévération d’une partie du mot provocateur.
Es sterben alle an der «Ruhr».
Le 12. 1. Il n’y a rien de spécial.
ÉSTTITRE Il est très"accessible. - Il calcule assez correctement aussi longtemps qu'il s’agit de chiffres
bas.
La lecture est correcte, de même la reproduction. Comme d'habitude, il y a beaucoup de traductions dans les associations provoquées. En outre il y a des réactions par des phrases entières qui ont toujours un sens. Une fois, il y a énumération avec persévération du mot provocateur «Avoir le droit, étudier le droit, Rechtsbeistand, Rechtshilfe».
Après müssen, 1l y a une coexistence médiate: vouloir, savoir; devoir reste sousconscient. Le mot heiss provoque une belle association par assonance, je connais le docteur Heitz, qui est suivi d’une énuméra-
tion d’autres médecins.
me
A weiss, il répond par une association, qui forme un lieu commun. Puis vient une énumération, cette fois-ci de couleurs, avec des phrases brèves avec sens. Après une phase de calme de quelques semaines, vient de nouveau une excitation.
On ne peut plus constater aucune suite des idées. Il range une phrase à côté de l’autre et l’une n’est pas en rapport avec l’autre. On peut faire ressortir par moment des idées délirantes qu’il avait déjà manifestées avant. [Le malade doit avoir des hallucinations visuelles où des crocodiles, des lézards, et des serpents jouent un certain rôle ainsi qu'un homme en habit de travail avec des lunettes jaunes. La lecture est correcte, le malade manifeste quelques idées délirantes. Il forme des néologismes avec des mots composés: Panzerkatze, Herzwassersucht, Krokodilwasser.
Il récite des vers que l’on a déjà entendus avant. Il énumère quelques noms propres. Dans la manière de réagir aux associations, il y a aussi eu un changement. Les traductions mañquent complètement. Par contre, 1l y a souvent des énumérations et des phrases entières, dans lesquelles on ne peut parfois pas voir aucune relation avec le mot initial. Souvent il y a répétition du mot provocateur.’ Comme énumération de substantifs on a inscrit sur Hand, Hand, Pulsader, Binden, sur Berg Jericho, Jerusalem, Tempel, Messias.
Our Stadt: Stadt, Strassburg, Peirotes.
Sur Poincaré: Fallières, Millerand.
Dur ÆElectricität: électricité, Rœntgenapparat, pharmacie des Vosges, puis de nouveau une énumération de médecins.
À Frühling, suivent la répétition du mot et les
trois autres saisons,
nr Ones
On n'arrive pas à le faire calculer. Le dessin lui est impossible.
Le 2. 3., il y a une excitation du langage formidable, un phénomène purement moteur, car il voa production d’un complexus de syllabes sans sens et parfois de mots.
RESUME DU CAS IIl.
Pour l’observation du troisième cas, de R. Emilie, le résumé sera plus bref que celui des deux autres. L'observation qu’on a pu prendre est très courte et les phénomènes qui nous intéressent spécialement, ne se sont présentés qu’à quelques instants. Dans ses antécédents, il n’y a rien de spécial. La malade a une fois pleuré toute une journée sans vouloir se lever. Elle a eu des hallucinations et des idées de persécution. A l’examen, il existe un mutisme complet. La malade a peur.
Dix jours après son admission, c’est-à-dire, le 3 février 1923, changement dans l’état de la malade. Elle est devenue plutôt excitée. Donne des réponses cohérentes, son affectivité est euphorique, sa conduite
est maniérée.
L'examen du 7 février est du plus haut intérêt. Ce jour-là la malade a pendant quelques minutes seulement des symptômes spéciaux et donne des réponses frappantes. Klle fait des mouvements des pieds et
cherche à atteindre le médecin.
SAUT 0e
Il y a une prédominance marquée pour les associations par assonance. Ainsi: Wo sie sinn, bei der Kreuzspinne. :
Mois: janvier, date r5 (quinze) année: näs. Questionnée sur son Âge, elle donne une réponse à côté.
Stimmen — Glimmen.
Elle fait des remarques et imite les mouvements du médecin.
Pour les associations provoquées, elle réagit à peu près pour une vingtaine, puis c’est fini, on ne peut plus rien en tirer.
Sauf quelques rares exceptions, on ne peut pas établir des relations. Les associations sont toutes faites par assonance, à partir de la 24°, elle ne réagit plus.
Elle ne calcule pas et ne dit pas le «Notre Père».
La malade avait encore quelquefois des moments d’excitation, inais quand on veut l’examiner ou quand on rentre dans la salle, elle retombe dans le mutisme le plus complet. |
Elle est transférée le 22 février à Stéphansfe'd.
RESUMPFDU:CAS-IV:
La malade A, âgée de 54 ans, se trouve en état » re ï den g ESS É c d’excitation depuis quelques jours. Il y a 4 ans, elle avait déjà un accès du même. genre. On avait posé le diagnostic de folie maniaque-dépressive,
ERET TRS
Actuellement, se manifeste, du point de vue psychique, une légère excitation motrice avec une forte excitation du langage.” Pendant un certain temps, la malade récite une série de vers sans sens d’une façon monotome. Parmi ces vers, il y a des néoformations de mots. Certains propos reviennent continuellement dans sa prose comme les jurons.
Les associations spontanées sont superficielles et n'ont absolument pas -de sens. La recherche des associations provoquées est impossible, car la malade ne réagit pas du tout aux excitations extérieures. L/affectivité est variable, plutôt un peu euphorique.
Avant d'arriver à la discussion du diagnostic des psychoses qui viennent en ligne de compte, nous allons encore nous occuper des formes d'associations qui se voient dans l’état maniaque de la folie maniaque dépressive et de la démence précoce. Pour la folie maniaque, dépressive, les travaux de nombreux auteurs: d’Aschaffenburg, de Liepmann, de Kræpelin, d’Isserlin et d’autres, nous permettent d'établir des règles générales pour les associations.
Kræpelin écrit que ce ne sont pas les représentations exigées par tout l’ensemble qui gagnent la suprématie à chaque moment, mais celles qui sont favorisées par des habitudes générales. Par là, les malades ise détournent d’une représentation à d’autres, semblables ou réunies souvent avec elles sans égard pour le but des idées initiales. IT y a fuite des idées qui, elle, forme une partie d’une plasticité plus grande de l’idéation. Nous obtenons donc généralement que ces malades, s’ils sont accessibles à des impressions du dehors, les emploient à de nouvelles tournures de leur pensée. Leur faculté de percevoir n'est pas augmentée, Ils ne voient que très
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superfciellement et d’une façon imprécise. Dans les productions du langage, il peut y avoir en même temps fuite des idées et excitation du langage. Les malades parlent de toutes les façons, toutes des langues possibles et dans toutes les tonalités.
Souvent les malades donnent des énumérations.
Aschaffenburg démontre (ce que Féré avait déjà trouvé avant lui) que le temps de réaction n’est pas accéléré, souvent même ralenti. Il a aussi fait ressortir, combien les associations chez les maniaques sont plus superficielles que chez les bien portants. Le contenu du mot ne décide plus du choix de la réaction.
De l’énumération des représentations d’après la coexistence du temps et de l’espace la diminution de l'élément vraiment intellectuel (Verflachung) passe aux lieux communs, proverbes, calembours, et se termine par l'accumulation de rimes et de réactions par assonance sans sens ou plutôt, sans sens apparent, surtout si l’attention du malade est détournée quant à ses propres représentations et souvenirs, et non quant aux excitations extérieures. Les résultats sont équivalents pour la manie, l'alcoolisme, la faim et la fatigue.
Sommer constate chez certains maniaques la tendance à donner comme mot induit des associations qui semblent absolument étranges et non contiguës. Il les dénomme associations «par bond» (sprunghaft). Lui et Aschaffenburg ont trouvé que chez des maniaques, au cours de l’évolution de la maladie, lorsque le: nombre des associations diminue, celui des répétitions augmente, que ce soit la répétition du même mot dans la série ou la répétition du mot inducteur. Sommer pense que le pouvoir d’inhibition augmente avec le progrès de la guérison, empêche les associations
ET es
rapides, par assonance, et favorise ainsi les répétitons. Les progrès de la guérison pourraient ainsi être suivis. É
Isserlin ne fait qu’affirmer l'opinion des auteurs précédents quant à la superficialité des asso- Clations. Qu'il n'ait pas trouvé les assonances aussi fréquemment qu'Aschaffenburg, il l'explique par le hasard; par contre, il insiste bien sur le «Weiterschweifen» (1) (la tendance à la digression), signe qu’il aimerait attribuer comme typique aux états maniaques où les associations ne ‘sont pas encore très superficielles. Les associations provoquées démontrent la même fuite des idées que les productions spontanées. Ce qui est certain, c’est que l'excitation maniaque, à son maximum, a toujours ce type de fuite des idées qu'Aschaffenburg a démontré dans ses associations. Souvent on trouve dans :es productions spontanées avec fuite des idées un plus grand nombre de représentations, mais surtout un changement très fréquent de. la direction de l’idéation. Isserlin voudrait bien distinguer entre les associations spontanées et provoquées et prétend que les résultats, quant à la qualité et à la quantité, ne coïncident pas dans les deux cas. Les citations et les rimes caractérisent la disposition d'esprit du «maniaque». Chez les normaux, sous l’impression des fatiques, les associations deviennent plus superficielles. Chez eux, il y a une tendance nette à rester dans le cadre de la représentation-but. Mais chez le «maniaque» l'influence de thèmes et de repré-
(1) Kraepelin distingue entre le , Abschweïfen” dans la manie où le sujét s'écarte du sujet sans y revenir, et le ,, Weiterschweïifen” chez les épileptiques où il s'écarte aussi, mais où il arrive au bout de son histoire, après de longues digressions.
NOR pee
sensations directrices n'existe plus: Pour résumer, Isserlin dit que la réunion d'associations aussi rapides, continuellement changeantes dans la ‘direction, superficielles comme qualité, qui caractérisent la fuite des idées, ne peut être produite par un sujet normal que pendant un temps très court.
Kilian et Guthmann insistent sur la répétition fréquente du mot provocateur.
D’après Stransky, l'excitation dans la manie se caractérise par un intérêt intense et une affectivité forte quant à certaines représentations, mais d’une façon tellement variable d’une représentation à l’aütre, d’une impression à l’autre, qu'aucune des représentations arrive à accaparer le rôle de, l’idée directrice.
M. Pelletier parle d’un lien dans la persistance chez les maniaques qui vient limiter un peu l’extension de leur association d’idées qui est constituée par la loi d'intensité: «un état de conscience a d’autant plus de chance de réapparaître, qu’il est plus intense . .. Il est hors de doute qu’un des éléments de cette intensité est la récence de l’état de conscience.» Elle donne une explication de la fuite des idées. Par suite de causes multiples et encore inconnues, l'intelligence a subi un effrondement soudain. La faiblesse mentale est telle, que les états de conscience n’ont plus aucune, énergie. Tous se succèdent avec la même faiblesse, la même incomplétude ét aucune ne peut acquérir une énergie constante, suffisante, pour assurer le rôle d'idée directrice.
Après avoir donné un aperçu des idées des différents auteurs sur les associations de la «manie», abordons maintenant la schizophrénie où les opinions des auteurs sont loin d’être toujours concordantes,
Marcus prétend que seulement là où les psychoses ont des symptômes spécifiques, nous pouvons attendre qu'ils se reflètent dans les associations, et ces associations manquent dans la démence précoce.
Il insiste sur le fait que les représentations visuelles de ces malades sont d’une grande précision. Il confirme Krïæpelin en disant qu’une partie des déments précoces réagit par des associations externes dues à des troubles de l’attention sans excitation psychomotrice. Si ces troubles augmentent, les associations externes augmentent en nombre et parmi ceuxlà prédominent, avec l’intensité des troubles, les réactions superficielles et sans sens. D’après lui, les malades réagissent la plupart du temps par un mot, quelquefois par une phrase et par ce'a ils se distinguent des maniaco-dépressifs, chez lesquels, pour ainsi dire toujours, il y a réaction par des phrases ou des fragments de phrases, aussitôt que les associations
externes augmentent.
Kræpelin dit que l’idéation des malades souffre d'habitude, tôt ou tard, très sensiblement. D'abord, 1l y a perte de l’activité psychique et par là, un manque de pensées. Le malade ne peut plus penser et ne plus parler. La pensée lui pèse. Presque toujours, nous trouvons des signes de la stéréotypie, la persé-
vération de certaines représentations.
Isserlin mentionne la conduite réfractaire des déments précoces, les stéréotypies, les répétitions, le maintien de réaction pendant de longues expériences sans égard pour le mot provocateur, les paralogies et les manières, qui ne manquent pas dans les associations, et qui se manifestent dans l'expérience souvent plus distinctement que dans l’observation simple.