SONT
malade a une forte excitation du langage, il crie continuel'ement. Ses idées délirantes ne sont pas typiques pour aucune affection. Une association spontanée par assonance, Syndicat indicatif, ne décide pas la question. Dansiles associations provoquées, il y a nettement prédominance des symptômes «maniaques». R. donne différentes énumérations préformées comme des fêtes, des jours de semaine, des saisons et des chiffres, d’autres non préformées qui sont réunies par coordination au mot provocateur, d’autres enfin chez lesquels on n’entrevoit pas de lien du tout. Il faut relever encore une fois que les énumérations ne sont pas exclusivement réservées à «la manie», mais qu’elle se voient aussi dans la schizophrénie. Un exemple avec um contraste et une expression invétérée: Berg und Tal, Rhein und Mosel, est plutôt maniaque. Dans la réaction su: Heft, deux mots n’ont pas de suite apparente: Blätter — Spiegel. Les substantifs suivants sont reliés à Spiegel par le contenu. Avant l’énumération dans beaucoup de cas, le mot provocateur est répété par le malade. Kilhan et Gutmann ont trouvé ce symptôme avec prédominance dans les
cas de manie. 2
Nous n’insisterons pas plus longtemps sur les produits maniaques, mais il fallait y revenir car ils dominaient par leur richesse de symptomatologie l’état aigu et rendaient le diagnostic de folie maniaque dépressive très vraisemblable. Mais il existait outre ces produits maniaques classiques, un certain nombre d'associations que nous avons à étudier maintenant,
notamment les mots composés.
Nous tenons encore à faire remarquer avant, qu'il existe des différences à ce sujet entre la langue française et le dialecte alsacien. L/alsacien nous donne
Re
des mots composés qui manquent complètement en
français et pour cela la traduction des mots com-
posés n’est pas possible. La présence des mots composés persiste et augmente dans l’évolution ultérieure de leur maladie. Que’ cette persistance dans de pareils cas n’est pas fortuite, d’autres auteurs qui se sont déjà occupés de la question ont démontré ceci. Sur ce problème, c’est-à-dire, le caractère des associations dans les états terminaux de la stupeur, nos connaissances ont particulièrement été entichies par les études de Rohde et avant lui, par ceux de Pfersdorff. D'après cet auteur, il y a des cas, qui réagissent différemment selon la quaïité du mot provocateur, par exemple, qui ne réagissent plus du tout après les adjectifs ou par des répétitions du mot provocateur. Une deuxième catégorie offre un type d’associations spéciales, qui sont formées par des mots composés. Ce type peut aussi se voir dans la stupeur de la fohe circulaire. À ce groupe correspondent les énumérations de mots composés produites par accès dans certains états maniaques. Finalement, Pfersdorff distingue un troisième type qui se voit dans la schizophrénie. Ces cas ne feurnissent que des associations motrices du langage et non pas des associations sensorielles. Parmi les associations motrices, il compte les compléments de mots, les associations par allitération, les mots composés, les traductions et la tendance à épeler spontanément. La réaction se fait en forme de phrase et rappelle la prolixité, le «Weïiterschweifen» d’Isserlin, avec cette différence que la fuite des idées internes manque, et qu’il n'existe qu’une fuite des mots, et à part cela, la tendance à la persévération. Pfersdorff insiste ‘encore spécialement sur la forma-
tion spontanée de mots composés chez des malades
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