GUERRES ENTRE PHILIPPE-AUGUSTE ET RICHARD
Lorsqu'un roi réclame une grande terre , il faut qu'il sache « tirer son cheval du pas, » et qu'il consente à prendre les chausses de fer. C'est ce qu'a fait le roi courageux qui est entré chez les Bretons. Mais il ne faudrait pas que la fin ressemblât au commencement (1).
Dans la première strophe , le troubadour compare l'armée anglaise , bien équipée et bien nourrie , à l'armée française , mal soignée , où les soldats souffrent la faim et la soif , la pluie et le vent.
Cette pièce est le dernier sirvente politique de Bertrand de Bom. Mais nous devons dire encore quelques mots de plusieurs sirventes qui, pour être d'une date incertaine, n'offrent pas moins un intérêt, parfois capital , pour l'appréciation du talent et du caractère de notre héros. Ce sera l'objet du chapitre suivant.
(1) En effet, les commencements n'avaient pas été heureux ; car, après avoir exercé de nombreux ravages , notamment pendant la semaine sainte , Richard s'était fait battre à Carhaix.