‹ Du rôle historique de Bertrand de Born (1175-1200)Chapitre 38 sur 47 · MANUSCRITS LES MOINS IMPORTANTS · texte numérisé non relu

MANUSCRITS LES MOINS IMPORTANTS

Les manuscrits P et R de la Bibliothèque Laurentienne. Le manuscrit XLV, 59 de la Bibliothèque Barberine. Le manuscrit W de la Bibliothèque Ambrosienne.

Parmi les manuscrits que nous avons énumérés, il en est trois qui ne sont pas , à proprement parler, des manuscrits de Bertrand de Born , chacun d'eux ne contenant qu'une pièce de ce troubadour et l'attribuant à un autre : ce sont les manuscrits P et R, et le manuscrit de la Bibliothèque Barberine XLV, 59. Nous allons d'abord en dire quelques mots.

Le manuscrit de la Bibliothèque Tiaurentienne , que nous désignons par la lettre P, est un manuscrit en [/archemin , du commencement du quatorzième siècle. Il contient la pièce Bem plaz le gai temps de paschor (fol. 1), et l'attribue à Blanchacct. L'examen du texte nous a permis d'établir que le scribe de ce manuscrit a copié les divers couplets de Bem plaz sur deux manuscrits appartenant à deux familles différentes (i).

Le ms. R est un manuscrit en papier, du quinzième siècle. Au folio 70 vo, il contient la pièce Si tuch li dol el plor e marriment, qu'il attribue à P. Vidal. Mais cette pièce est sûrement de Bertrand de Born; elle porte ce nom dans l'autre manuscrit qui la contient, et les allusions qu'elle renferme ne permettent pas de douter de cette attribution.

Le ms. XLV, 59, de la Bibliothèque Barberine, est un manuscrit en papier du dix-neuvième siècle, contenant la traduction en italien, par le bibliothécaire Plà, d'un certain nombre de pièces provençales, avec le texte en regard. On ne doit pas avoir toute confiance en ce manuscrit, l'auteur déclarant, dans sa préface, qu'il a adopté l'orthographe moderne dans le texte pour plus de clarté. Mais la môme préface nous apprend que Plà possédait deux manuscrits provençaux, ce qui donne une impor* tance particulière à son texte, bien qu'il en ait altéré la forme. La pièce de ce manuscrit qui nous intéresse est encore Bem plai lo gai temps de Pascor, attribuée ici à Lanfranc Sigala. L'identité d'attribution et des rapports de texte nombreux nous permettent de rapprocher ce manuscrit (pour cette pièce du moins) du manuscrit de Paris que nous désignons par la lettre B. On pourrait croire dès lors que le bibliothécaire Plà

(t) Voir notre chapitre des Poésies diverses.

a copié le ms. B; mais il signale dans soq manuscrit original des lacunes qui n'existent pas dans le ms. B, ce qui rend cette hypothèse impossible, et ce qui augmente l'importance du manuscrit de la Bibliothèque- Bar berine, puisqu'il représente un manuscrit antérieur que nous n'avons plus.

Le ms. W de la Bibliothèque Ambrosienne n'offre aucun rapprochement intéressant. Il ne contient d'ailleurs que trois pièces de Bertrand de Born.

LE MANUSCRIT CBiei (0) ET LES COPIES DE CE MANUSCRIT EN ITALIE. — LES

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