Ges de far (4 d'N
Pois vei lo temps.
Puois lo gens.
Quant vei pels.
D'un sirventes nom cal.
Al nou dons. 22.
Ar vei la. 23.
Ges eu nom (1 d'N).
Cazutz sui (8 d'N).
Puois aUbaros{i6d*N) Eu mescondisc (26 d*N).
Rassa tant (5 d'N).
Mon chan fenis (3 d'N).
Ges de disnar (18 (flV).
Puois Ventadoms (9 d'N) Domna pois (2 d'N).
9 27. Bem plai lo gais. 26. Bem platz lo dois.
11 me paraît évident que le scribe du ms. N, à partir de la 10« pièce, a eu sous les yeux un manuscrit où les sirventes étaient rangés dans le même ordre que dans U*. Appelons y ce manuscrit. Le système du copiste a été alors de copier toutes les pièces d'y , en sautant naturelle-
Ht celles qui se trouvaÎQDt déjà parmi ks nouf premières déjà transr lui. Apr&3 avoir copié la 10" pi&ce du ms. y, le scribe a sans "Soute tourné piuaieura feuillets à la fois, et s'est mis k copier h 22' pièce. 8'apevcevant de son erreur, il est revenu sur ses pas et a repris la suite de sa copie à peu près à l'endroit où il l'avait laissée , mais en oubliant encore deux pîÈcea, les 12« et 13", Après avoir épuisé le ins. y, le copiste a comparé sa copie avec l'original , et c'est alors que , constatant l'omission des pièces 12 et 18 , il les a ajoutées à la fin. Telle est l'explication qui nous paraît la plus vraisemblable, de la similitude d'ordre entre les mss. N et U».
Un exemple frappant d'une copie absolument analogue dans ses procédés nous est fourni par Sainte-Palaye dans ses traductions manuscrilea de Bertrand de Born. Il commence par traduire, an hasard, des pièces qu'il prend passim dans le ms. B. Puis, de la 6" pièce à la 12', il suit le ms, C, L'ayant épuisé, il commence à traduire le ms. A , qu'il suit avec la même fidélité, mais en sautant naturellement les pièces qu'il a déjà traduites alors qu'il procédait sans ordre ou qu'il suivait le ms. C,
Nous croyons cet exemple très- concluant. Si le copiste d'N avait indiqué ses sources comme le fait Bainte-Palaye , ces indications seraient très- probablement conformes à notre hypothèse.
Ce qui achève de compléter la ressemblance entre les mas, N et U» , c'est que tous les deux contiennent aussi la pièce Bem plati h dois temps, qu'ils attribuent l'un et l'autre à Guillem de 6an-Gregori, Quant aux neuf autres pièces de N, nous remarquerons seulement que les six premières ont un certain rapport d'ordre avec le ms. 0. Elles correspondent en effet aux pièces i, 16, 25, | 23, 21, 9, de ce manuscrit. Mais ce rapport est de trop peu d'importance pour qu'il soit possible de rien affirmer. On peut remarquer encore que iea neuf premières pièces d'N sont égulemeot contenues dans U" , comme les suivantes , mais passim: la septième , Tortz e gurras , manque seule, — Nous distinguons donc deux parties dans le ma. N, la première composée de neuf pièces, sur la provenance de laquelle nous ne pouvons rien atfirmer à priori , et la seconde, qui provient sûrement du même manuscrit qu'D'.
^ous désignerons ces deux parties par N» et N' , et nous pourrons