SES
proliféra, provoquant des troubles locaux et généraux. è
Dans ce cas particulier, contrairement à son action habituelle que nous ont révélée les différents auteurs, il ne s’est pas limité à déterminer une affection locale, mais peu à peu il est passé dans la circulation générale, au cours de décharges. bactériémiques successives qui n’ont pas toutes été mises en évidence par les hémocultures.
Deux faits sont à relever : l'aspect clinique qui à incité à la recherche de diagnostics inhabituels ; la lenteur de l’évolution permettant d’incriminer un germe peu pathogène, ce que les constatations de l'opération ont encore confirmé.
La maladie a présenté une phase de rémission complète durant des années ; la reprise de l'affection fut caractérisée par une succession d'épisodes aigus au cours desquels la température se relevait, létat général empirait, le foie présentait tous les-signes d’une atteinte marquée, et de phases d'amélioration au cours desquelles le malade reprenait des forces.
A l'intervention, la bile était d'aspect normal, les lésions trouvées sur les voies biliaires montraient qu'elles n’avaient pas été considérablement infectées.
Tous ces faits permettent de soupçonner le Bacillus ramosus capable de déterminer à lui seul et sans le secours d'aucune association microbienne une infection générale. Toutefois, on ne saurait parler devant un tel cas d’une complication septicémique vraie. Jusqu'à présent le Bacillus ramosus
Er 1 Que
apparaissait surtout comme étant lPagent de poussées bactériémiques transitoires, survenant au eours d'états’ pathologiques concomitants : infections, ‘intoxications, chocs. Il passait dans la circulation non en vertu d’une exaltation bien manifeste de sa virulence, mais surtout, d’un état de moindre résistance de l'organisme dû à ces causes diverses ; dans le cas précédent, il prend un rôle plus actif, ne restant pas simple germe de sortie.
Cette ‘observation inédite semble s'opposer à la thèse, jusqu'à présent défendue par les différents auteurs montrant lé Bacillus ramosus comme un simple germe de sortie où ne pouvant avoir d'action pathogène qu’en recevant l'appui d’autres microbes, ‘par association. En fait on retrouve là les résultats que pouvait laisser prévoir lexpérimentation sur les animaux quand étaient mises à lFépreuve des cultures pures de Bacillus ramosus ; lorsque ces inoculations étaient faites par voie intraveineuse, avec certaines souches, on obtenait des cas de mort, ou lorsqu'une substance toxique extraite des cultures prouvait la virulence de ces dernières en provoquant des lésions.
Ces .conclusions se sont retrouvées dans les cas où a pu être étudiée d'une façon méthodique la valeur de résistance d'organismes humains au ramosus, démontrée par le pouvoir agglutinant du sérum -san-
guin vis-à-vis des cultures pures.