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encore une fois, reconstituons-la, la grande famille médicale, serrons-nous, formons le carré, 1l n’est que temps. Peut-être certains mvoqueront-ls la liberté, c'est un mot qu’on à si facilement à la bouche de nos jours. À ceux-là nous répondrons que certaines libertés bonnes pour des gens du Nord, des Anglo-Saxons, gens à tempéraments froids sont néfastes à des Latins,gens à impressions, à réactions vives. Comme conclusion, nous ferons remarquer que lorsqu'un arbre fruitier de bonne espèce donne des espérances, on s’empresse de lui adjoindre un tuteur, afin qu’il pousse droit, de belle venue, non contrefait et puisse résister aux vents et tempêtes ; eh bien, que n’en fait-on autant pour ces espoirs de demain.
Nous venons de constater successivement les exigences grandissantes de la société d’une part, de l’autre combien elle tend à honorer de moins en moins numérairement aussi bien que moralement le médecin ; par contre, nous nous sommes convaincus de la somme croissante de qualités morales que va devoir en échange présenter celui-ci. Il y a là, c'est évident, une rupture d'équilibre des devoirs réciproques toute au détriment du médecin. Or, pour faire ainsi face à ces nouvelles exigences il va lui falloir, à ce médecin, puiser, acquérir de nouvelles forces morales ; ces forces, où va-t-il les trouver, les prendre ? Devra-t-1l les demander à l'esprit matérialiste am-
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biant, nous ne le croyons pas, non que cet esprit n'ait pu suffire à de bons médecins dévoués mais ils sont l'exception. Devra-t-il les demander au spiritualisme, à un idéal, à une croyance, sincèrementnous estimons que oui. En effet, quelle moralité supérieure, presque surhumaine ne faut-il pas dans nombre de cas au médecin pris journellement entre sa conscience et son intérêt. Voilà, par exemple l'hygiène bienfaisante, vat-il en poursuivre avec acharnement l’exécution, la prôner sans trève ni cesse jusqu'à voir son dernier client disparaitre. Faut-il, en un mot, qu’il tue sa poule aux œufs non pas d’or, oh! non, mais simplement celle qui lui permet de temps à autre d’en mettre une au pot le dimanche, comme le voulait le bon roi Henri.
Autant presque de cas de conscience que de jours de pratique. Sans compter qu'à une société de plus en plus matérialiste, nous eslimons qu'il faut, pour faire contre-poids, retarder, voire empêcher la décadence, la chute fatale, que le médeein soit spiritualiste : et celaen vertu, pourrait-on dire, d'une loi d'équilibre social, analogue à la loi du balancement des organes de G. Saint-Hilaire. Ne voyons-nous donc pas chaque jour des médecins particulièrement doués, par leur simple influence sur l'esprit, guérir le physique de certains de leurs malades. C’est Molière, ce puissant psychologue, ce grand ironiste qui, malade, à peut-être eu la