Laviron, Salon de i834, pp. 5 et
table des commandes1 * 3. Ces doléances étaient, en partie, fondées. 11 est évident à qui a parcouru les églises et les musées de France que des travaux importants furent donnés à des peintres médiocres ou détestables. Mais les commandes étaient extrêmement nombreuses: en 1841, selon le calcul de Louis Peisse i, sur 108 « tableaux plus ou moins dignes de l'épithète d historiq ue » qui figuraient au Salon « .‘>4 étaient déjà achetés par la liste civile, les ministres ou la ville de Paris ». Au Salon de 1 844 on voyait 4* tableaux commandés par l’État ‘. Il 11e faut pas oublier les travaux exécutés sur place, dans les monuments publics, dans les églises: au Luxembourg, au Palais-Bourbon, a l’Kcole îles Beaux-Arts, a la Cour des comptes, a .Notre-L)aine-de-Lorette, a Saint- (lermain-l’Auxerrois, etc. dominent s etunner, dans cet ensemble, de la présence d'œuvres faibles/
Nous serions en droit île nous indigner si les maîtres véritables ou les esprits originaux avaient été évincés. Or, si l’on en excepte les paysagistes, envers lesquels le gouvernement eut le tort de ne pas montrer plus de clairvoyance que la presque totalité des contemporains, il n’est pas d’artistes audacieux a qui la monarchie de Juillet ait refusé l’occasion de signer une grande page. Les novateurs, les Orsel, les Flandrin, les Chassériau, les Mottez, ont tenté sur de vastes surfaces leurs expériences*. Ils ont pu se produire après Delacroix, Devéria, Johannot ou Ingres et le gouver-
1. Jules Janin, [L'Artiste. 1 833 , t. V, p 170. sqq — A. Decamps [U National, 19 mars 1 83 4) : — Gustave T’ianrhc Revue des Deux Mondes , 1837, p. 767) ; — Théophile Gautier [Revue de Pans, avril 1841, p. iî»4): etc.
j. Revue des Deux Mondes. ier avril 1841.