Paul Mantz, M. Ingres ( L'Artiste , a5 janvier
6. Alexandre Decamps, Le Salon, 3e article. L'École de M. Ingres et ! École de Munich (Le National, 26 mars 1837). Te même, Salon de 1 838 (Le National, 5 mars 1 838).
LA PEINTURE ABSTRAITE
tier, dans Les Jeunes France1 , imaginait, dès 1 833, la confession d’un jeune rapin voué au culte de l’art symbolique ; archaïque etgothique, élève d’Overbeck et de Cornélius : des camarades lui font connaître Rubens ; il s’aperçoit alors d’une chose qu’il n’avait pas encore remarquée, « que les arbres étaient verts et non couleur de chocolat et qu’il existait d’autres teintes que le gris et le saumon » ; il achète des couleurs prohibées et s’émancipe, mais bientôt les remords le saisissent, il abjure l’erreur d’un instant, revient aux saines doctrines et ferme les yeux qu’il avait trop ouverts2.
i. Feuillets de l'album d'un jeune rapin.
i. Alphonse Karr, dans les Guêpes , juin 1842, p. 5o, résume ainsi la carrière d Ingres : « M. Ingres, 1825, supprime le rouge, i832, nettoie sa palette de jaune, 1842, ne sait pas où Dieu avait la tête quand il a mis tant de vert dans la nature. » Cette même année, Louis Huart, dans le Comic Almanak, p. i5, définit ainsi les tableaux ingristes : 0 A travers un brouillard gris, vous apercevez, ou même vous n’apercevez pas un Saint jaune. »