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Hercule et Diomède au Musée de Toulouse

5. Quatremère de Quincy dans sa notice sur Gros, sous une forme académique, sacrifie Hercule et Diomède [Suite du Recueil de Notices, p. 176).

soucia de reprendre la lutte où Gros avait succombé. Ceuxlà même, parmi les Davidiens de la seconde génération, qui restèrent le plus étroitement fidèles à l’esthétique de leur jeunesse, Drolling, Paulin Guérin, Rouget, ou Blondel, s’abstinrent presque constamment de demander l’inspiration à l'antiquité ou à la fable. Abel de Pujol resta, presque seul, sur la brèche l. 11 vint un temps où, par un paradoxe singulier, l’antique, source autrefois préconisée du beau idéal, aurait disparu des Salons si Delacroix et Ingres ne s’en étaient emparés.

Les Davidiens exposèrent surtout des portraits, travaux probes et austères qui témoignaient de leur crédit constant sur une partie du public, mais travaux qui, au point de vue doctrinal, n’étaient que de simples délassements. Ils y joignirent parfois des toiles religieuses et ils furent largement partagés dans la décoration des églises; mais, là encore, ils étaient en désaccord avec les règles anciennes. L’Ecole avait eu, jadis, peu de tendresse pour des sujets où l’idéal résidait dans la pensée et non dans les formes plastiques et ou le nu était nécessairement subordonné. Il serait trop aisé de souligner la médiocrité de la presque totalité de ces travaux : l’incompatibilité entre une esthétique formelle et la pensée religieuse y éclate constamment. Quelques-uns sont ridicules. Pour nous dispenser d’y insister, il suffit qu’aucune de ces œuvres ne se soit imposée à l’attention générale et que les mieux accueillies n'aient reçu que des louanges médiocres.

Les seuls élèves de l'École qui aient connu le succès sont ceux qui, renonçant à une orthodoxie désuète, appliquèrent leur science aux conceptions du juste milieu.

Nous avons vu la place occupée par Heim, Léon Cogniet ou Couder, mais nous savons aussi que d autres, tel Court,

i. Le tonneau des Danaïdes (Salon de i843), au Musée de Yalenciennes.

TENDANCES ÉPHÉMÈRES OU PÉRIMÉES iZ'J

échouèrent d’une façon lamentable dans leur effort de rajeunissement.

Que l’Ecole ait cessé de produire des ouvrages décisifs, qu’elle n’ait plus autorisé que des œuvres laborieuses et médiocres et que ses meilleurs adeptes l’aient désertée, cela enlève toute importance aux efforts qui furent accomplis pour en maintenir le prestige.

En 1826, pour ramener à eux l’opinion désemparée, les classiques avaient rassemblé, dans une exposition de bienfaisance ouverte aux Salles Lebrun, quelques-unes des toiles les plus célèbres de l’École et cette manifestation avait eu une très large portée1. La même méthode fut reprise, en i83o, à l’Exposition du Luxembourg pour les blessés de Juillet2. Elle n’obtint, cette fois, aucun succès.

Renouvelée partiellement, en i832 au Musée Colbert3, sans plus de résultat, cette manifestation fut reprise, avec plus d’ampleur, en 1846 4 5. A ce moment les circonstances paraissaient favorables; la vogue de la peinture abstraite aurait pu faciliter un retour au passé. Pourtant les seuls résultats de cette tentative furent de rallumer des colères éteintes6 et de montrer à quel point était périmée la leçon

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