‹ Du romantisme au réalismeChapitre 145 sur 268 · In Delaborde, II. Flandrin, p · texte numérisé non relu

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charges de rapins animaient cette querelle 1 qui exaspérai! la neurasthénie des deux maîtres.

Le succès d’Hippolyte Flandrin au concours de Rome, en i832, fut suivi, pour Ingres, d’un vrai triomphe en 1 833 , année où les trois lauréats de la peinture et même le Grand prix de sculpture étaient ses disciples2. Or, à ce moment, le Romantisme paraissait en déroute. L’Académie n’avait plus de raisons pour ménager un allié encombrant et devenu inutile. Les attaques les plus acerbes dirigées contre le Martyre cle saint Sympkorien, en i8343, émanaient d’amis de l’Institut.

Ingres blessé, résolu à s’exiler, demanda la direction de l’École de Rome. On pensa sans doute, qu’éloigné il serait moins puissant; il fut nommé. Mais, bientôt, son empire se manifesta sur les Romains et la lutte reprit en x 839 4. Dans son rapport, du 5 octobre 1839, sur ^es travaux de Rome, Raoul Rochette attaqua la direction d’Ingres. En 1840, le secrétaire perpétuel renouvela ses doléances ; il proclamait que l’Académie devait « combattre de toute sa sévérité les tendances vicieuses, les négligences coupables, les influences pernicieuses » et qu’elle n’osait plus concevoir que de « bien faibles espérances » sur l’avenir de jeunes gens ainsi conduits. Le rapport sur les travaux de 1841 reprit encore les mêmes griefs.

Cette hostilité exaspérait Ingres6; elle ajoutait à l’impo-

1. Les élèves d'Ingres couvraient les murs d’une charge de l’épisode du | chirurgien dans la Bataille d'Eylau (de Mirecourt, Ingres, p. 37). Les élèves

de Gros, en i83/|, parodiaient, à leur tour, le pied d’un des licteurs de Saint Symphorien.

2. Eug. Roger, grand prix, Comayras, second grand prix, Lavoine, deuxième second grand prix de peinture ; Simart, grand prix de sculpture.

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