Par exemple, par le Journal des Artistes , 8 mars i
4. Lapauze, /’ Académie de France à Rome. Direction d'Ingres ( Nouvelle Revue, ier avril 1909, p. 37).
5. Dans une lettre datée de Rome, le a5 juillet 1840, il écrivait : « Je ne fais moralement plus partie de ce corps ingrat et méchant qui m’a frappé au cœur >) (Boyer d’Agen, Lettres d'Ingres, p. 276).
pularité de l’Institut1 ; elle n’enrayait pas l’action ingriste. Lorsque l’on examine, à l'Ecole des Beaux-Arts, la série des tableaux couronnés aux concours de Rome, on voit appliquées par les lauréats de la Restauration, les méthodes de l’Ecole vieillie et surtout les leçons de Gros. A partir de 1882, c’est-à-dire d'Hippolyte Flandrin, l’esprit change. Les enluminures et le vermillon disparaissent ; pendant plus de trente ans, quelle que soit leur origine, les lauréats communient dans l’ascétisme ingresque.
Ainsi, l’action collective de l'Académie, diminuée par tant de circonstances hostiles, le cédait à celle d'un artiste unique, artiste qui lui appartenait mais dont elle s’était fait un ennemi.
Est-ce à dire que l’Académie n’ait pas formé, en dehors des élèves d’Ingres, des disciples capables de conserver la correction froide, la dignité conventionnelle, derniers échos de l'École de David? Dans son rapport du 4 mai 1 833, Horace Vernet recommandait chaleureusement Signol dont il louait « l’aptitude au travail et le désir de produire des ouvrages consciencieux ». Signol devait jusqu’au terme de sa longue carrière, justifier ces éloges par sa fécondité terne appliquée, d’ailleurs, presque exclusivement aux thèmes religieux3.
En 1848, Cabanel était à Rome, Bouguereau travaillait dans l'atelier de Picot. Ils devaient rencontrer, sous le second Empire, une faveur que la monarchie de Juillet refusa à leurs aînés.
III. — « M. Ziégler », écrivait Frédéric Mercey en 1 8 3 8 s ,
1. Gustave Planche, dans l'Artiste du 3 novembre 1 83g, prit vigoureusement le parti d'Ingres contre Raoul Rochette.
a. Voir Noë maudissant son fils (Salon de 1 834) a» Musée d’Aix: Ix Réveil du juste et Le Réveil du méchant (Salon de i836) au Musée d Angers, La Femme adultère (Salon de 1840) au Musée du Luxembourg.
3. Revue des Deux Mondes, 1 8 3 8 , IVe période, t. IV, p. 388.