‹ Du romantisme au réalismeChapitre 149 sur 268 · Id., ibid., p · texte numérisé non relu

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plus tard, l’École espagnole disparaissait dans l’oubli. Cet effondrement subit doit être imputé, d’abord, à la faiblesse des deux protagonistes. Ceux-ci n’avaient ni le génie, ni la persévérance nécessaires à deschefs. Ziégler, dès 183g, commençait à oublier son rôle. Il n’y avait plus rien d’espagnol dans son ambitieuse et médiocre décoration de La Madeleine. Ziégler finit par s’évanouir dans une peinture blafarde et abstraite. La défection de Brune ne fut ni si rapide ni si complète. Mais il ne retrouva plus de succès éclatants et toute originalité disparut dans sa production. Les décorations qu’il a brossées, sous le Second Empire, au palais du Luxembourg, ne laissent plus soupçonner les velléités révolutionnaires de son début.

La formule, du moins, aurait pu être relevée. Mais il ne se trouva aucun tempérament pour se l’assimiler et, d’ailleurs, à distance, elle apparaît assez pauvre. Chercher, dans la fable ou l’histoire, des sujets susceptibles d’être traduits par de violents contrastes de lumière, et tirer des coups de pistolet dans des caves, c’était un exercice d’atelier, artificiel et difficile à répéter souvent. Les Espagnols, dont on avait invoqué l’exemple, méritaient d’être interrogés d’une manière moins superficielle. Au lieu de leur emprunter quelques pratiques extérieures de métier, il fallait essayer de pénétrer leur âme. Nous verrons, bientôt1, ce que Courbet, Manet ou Ribot vinrent apprendre dans les salles âpres et sombres où Zurbaran, Ribéra, Yélasquez et Goya proclamaient leurs convictions exaltées et leur sentiment intense de la vie.

IV. — Un enthousiasme inouï accueillit, en 1847, l'Orgie romaine , ou les Romains de la Décadence , de Thomas Couture. L’auteur de cette immense composition avait déjà, les

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