Paul Mantz, Salon de 1847, p
5. Le National , 5 mars i838. — Voir, au Musée d'Amiens, Les Jeunes filles
'au bain, de Rioult.
ben, la Jeune Femme de Gros Claude, les Sirènes de Menn qui « déshonorent le nu », le Jugement de Salomon de Schopin, Y Odalisque de Quesnel, le Rêve d'un chaste amour de Mraü Gotzel. La critique anonyme de la Revue Indépendante1 partage les mêmes sentiments ; il attribue l’origine de cette décadence au Dccaméron de Winterhalter dont le succès, d'après lui, fut dû, en grande partie, « à certaines poses coquettes ». 11 dénonce la Courtisane de Palry. Les Beaux Arts'1 2 3 s’en prennent surtout à Juda et Thaniar de Vernet « on dit que c est là un chapitre de la Bible ; à la bonne heure, sinon c’eût été de la belle et bonne pornographie ».
L’année suivante, dans les Beaux Arts a, on proteste contre l'indécence du Salon et l’on cite la Bacchante de Richard, Raphaël et la Fornarina de Carré, les Filles de Loth de Lecaron. Le Saint Hilarion de Papety est qualifié d’érotique 4.
Gustave Planche, en 1847 5, condamne « toutes les femmes de M. Vidal6, comme celles de M. Muller [qui] sourient et montrent leurs dents et leurs jambes ».
Ces protestations multiples appuyées sur des exemples précis, devaient renfermer une part de vérité. On y devine aussi de l’exagération. Chez quelques critiques, affiliés à l’opposition politique, l'indignation a pu être augmentée par le désir de flétrir les goûts du pays légal. A d’autres moments, il y a eu pruderie. On a remarqué que, parmi les