Narcisse à La Fontaine (Salon de 1844) au Musée de Semur
3. Galerie de Versailles. Paysages de Marilhat aux Musées de Blois, Grenoble, Lyon...
LE PAYSAGE
Vers 1840, le paysage néo-classique, illustré par les maîtres que nous venons d’évoquer, par d’autres encore, tels Français, facile et inconsistant, Buttura, Benouville, Chevandier de Valdrôme, participa à la fortune générale, en ce moment, de la réaction abstraite.
Le mouvement fut assez fort pour porter son empreinte, au moins temporaire, sur des peintres aux tendances bien éloignées. Il agit naturellement sur les jeunes gens. Troyon, Daubigny, sont un moment entraînés. Daubigny peint, en 1840, un solennel Saint- Jérôme ; Troyon peint en 1841, avec une semblable intention, Tobie et V ange l.
Cabat se débat pendant plusieurs années, sollicité tour à tour par les deux tendances.
Les artistes mûris sont, eux-mêmes, impressionnés. Paul Huet, très réceptif, abandonne le cours de ses rêveries pour assembler, en lignes aiguës, des panoramas. Ses envois de 1841 2, le Crépuscule , en 1 843, de très nombreux dessins attestent sa passagère conversion. Théodore Rousseau reflète, un jour, ce souci nouveau de simplicité. Dans le Dormoir d’Apremont, on dirait que son nervosisme, son inquiétude de tout dire s’apaisent. Decamps révèle des instincts de grandeur et de composition latents jusqu’alors. La Villa Doria Panfili, en 1839, décèle une tension, plus accentuée 3 encore dans Joseph vendu par ses frères ( 1 838) . Les Muses au bain; Jésus sur le lac de Genesareth sont des œuvres grandiloquentes et épiques. Les fables de La Fontaine, la Grenouille et le bœuf ou le Héron , servent de prétexte à des paysages ambitieux où se retrouve l’imagination de l’auteur