Au Musée de Cologne
2. Un torrent en Italie (Salon de 1841) au Musée d’Avignon, Vue de la campagne de Naples au Musée de Bourges, Vue des environs de Naples au Musée de Caen.
3. La villa Doria Panfili, les Muses au bain, Joseph vendu, dans la colection Wallace à Londres. Jésus sur le lac Genesareth dans la collection Moreau-Nélaton.
des Cimbres, bientôt auteur de Samson. Les progrès envahissants du paysage néo-classique réjouissaient une partie de la critique. Théophile Gautier consacrait un poème aux paysages de Bertin, Aligny et Corot exposés en 1839 Louis Peisse proclamait la supériorité du paysage français sur la Hollande, et la suprématie de Poussin1 2. Lamennais exaltait Claude Lorrain « non moins vrai que les peintres hollandais et flamands » et qui « l’emporte sur eux parla chaleur, la grandeur, la grâce, par la beauté idéale enfin3».
D’autres critiques poussèrent des cris d’alarme. Charles Blanc protestait contre « le procédé de M. Ingres appliqué au paysage4» et Eugène de Alontlaur déclarait que « c’était insulter la nature que de faire autrement qu’elle5. »
VI. — Nous savons, aujourd'hui, que ces craintes étaient vaines. Le mouvement néo-classique avait atteint son maximum d’intensité et la régression devait être rapide 6. Le temps écoulé nous permet aussi d'être plus équitables. Le néo-classicisme n’a pas été seulement, à un moment donné, le mode d expression légitime de quelques tempéraments sincères, il a apporté sa contribution à la genèse du paysage contemporain. Il a revendiqué, avec les exagérations que comporte toute lutte, les droits de la cadence, le rythme des lignes. Contre la tendance romantique aux harmonies sombres par désir d’intensité, contre la « noirdure » de Rous-
1. A trois paysagistes ( I.a Presse , 27 avril 1839, et Poésies complètes , II, p. 60).
2. Revue des Deux Mondes, i5 avril 1842, p- 232 et i5 avril 1843, p. 276. — M ème sentiment dans la Revue Indépendante , 1843, p. 5go.
3. Esquisse d'une philosophie , 2e partie, livre YI1I, chapitre v, p. 269.