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COROT. — HOMERE ET LES BERGERS

LE PAYSAGE

seau, il a affecté les tonalités grises ou lavées et collaboré, ainsi, à l’éclaircissement de la palette. Efficace pour la technique, il a préservé dans l’ordre des sentiments, les impressions paisibles et les contemplations lucides, sacrifiées par les Romantiques aux émotions nerveuses et troubles : il a réintégré la sérénité.

Conçu sous ces aspects, le paysage se prête aux fins décoratives. Nous verrons1 comment Paul Flandrin, Desgoffe ou Corot ont participé à la renaissance de la peinture des murailles.

Même dépourvu de tous ces mérites, le paysage néo-classique, se défendrait à nos yeux par ce fait seul qu’il constitua le milieu favorable où se développa le génie de Corot.

C’est près des néo-classiques les plus déterminés que Corot prit conscience de sa personnalité et c’est d’eux qu’il reçut les premiers encouragements. Dès 1825, à Rome, Aligny avait dit de lui « il sera notre maître à tous ». Mais Corot, modeste, acceptait les conseils d’Edouard Bertin. « C’est à lui », disait-il plus tard, « que je dois d’être resté dans la voie du beau » et il ajoutait « Quel instinct! Quand nous allions tous trois avec Aligny cherchant un motif dans la campagne de Rome, Edouard était toujours le premier à l’ouvrage et à la bonne place. »

L’influence doctrinaire faillit, un moment, devenir oppressive ; Agar dans le désert , en 1 835, ne retenait plus rien de la fraîcheur et de la finesse de notation que les « études très fameuses » du Forum et du Colisée , que le Pont de Nanti avaient témoignées en 1827. Mais, dès lors, par une progression constante, à travers Silène ( 1 838) , Démocrite et les Abdéritains (1841), l’artiste se ressaisissait et, dans le Verger (1841), il se montrait maître de son génie et émancipé2.

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