Valenline
2. La grcnadière (1832) ; La femme de trente ans (1828-1844).
avec sa lucidité coutumière, en fait la remarque : « la plus pauvre allée avec ses baguettes toutes droites sans feuilles, dans un horizon plat et terne en dit autant à l’imagination que les sites les plus vantés1 ».
Que cette conception se répande parmi les paysagistes et, dépouillés de leur superbe, passionnés de vérité, ils se feront les serviteurs de cette nature qui, au lieu de se pencher sur leurs cœurs, les enveloppe et les domine de toutes parts.
Les paysagistes ont toujours prêché le respect de la vérité, mais cet hommage s’accompagnait de discrètes réticences.
Joseph Vernet conseillait aux jeunes gens qui se destinent à l’étude du paysage « de copier le plus exactement possible, tant pour la forme que pour la couleur, et ne pas croire mieux faire en ajoutant ou en retranchant ». Mais il ajoutait « on pourra le faire dans son atelier, lorsqu’on veut composer un tableau 2 ».
De même, la conscience et la simplicité de Corot sont corrigées par le souci de peindre la vérité « baignée dans l’impression que nous avons reçue à l’aspect de la nature3».
Les Ingristes ont le culte du vrai, mais ils recherchent « avant tout, la beauté des lignes, l’harmonieux balancement des masses 4 ».
Ces réserves toujours différentes et toujours renouvelées, la tendance réaliste va les atténuer sinon les faire disparaître.
Nous avons déjà dit combien il était malaisé de parler de Georges Michel. Les intérieurs de forêt près de Paris, qu’il