L'atelier d' Ingres, pp. 10 et
4. V. Schoelcher. Salon de 1 835 ( Revue de Paris, pp. 127-128). — Revue Indépendante , 25 mars 1 843 , p. 235.
écrivait en 1 843 , le peintre qui fut, peut-être, le plus attaqué comme le plus admiré de ses contemporains, « je suis heureux d’avoir osé présenter ma poitrine en remplissant un devoir et en payant ma dette de reconnaissance au public... Tant que ce même public voudra de moi, je serai sur la brèche l 2. »
Si l’on ajoute que, plus d’une fois, des artistes éminents ne furent pas prêts en temps utile, ou qu’ils furent détournés du Salon par îles travaux de décoration monumentale, on reconnaîtra que les Expositions ne pouvaient donner qu’une impression incomplète de l’activité des peintres. En 1 84 3 , Delacroix, Horace Vernet, Dolaroche, occupés à la Chambre des Députés, à Versailles et à l’école des Beaux-Arts n'avaient rien envoyé, Ingres était absent, d’autres exclus.
Que les Salons, malgré îles défections si notables, aient conservé de l’intérêt, cela est la preuve la plus frappante de la fécondité de ce temps. Or, la faveur publique ne leur manqua jamais.
Du jour o îi ils furent rendus annuels, quelques esprits chagrins, oublieux des plaintes provoquées autrefois par la rareté des expositions, se mirent à protester contre leur excessive fréquence "’. Dès 1 834 « un groupe d'artistes réclamait, dans une pétition, un intervalle de deux ans entre les Salons 3 5 6. Emile Souvestre \ Eugène Pelletan B, Daniel Stern ®, d’autres encore7, répétaient, contre l'annuité, des arguments qui n’ont pas été, depuis lors, abandonnés. Les peintres, obligés d’être constamment sur la brèche étaient,