Les Caryatides (1842), p. 20 et
3. Trois harmonies en une (vers i83g). Guinaudeau, Premières poésies et lettres intimes de Leconte de Lisle (1902), n° XXXY, voir aussi le n° XVIII.
4. Paru d’abord dans la Revue des Deux Mondes, i5 janvier i833,t. I, pp. 120-126.
XII. — Les critiques de la monarchie de Juillet s’indignent souvent de voir les Salons transformés en « bazar ». « La masse des ouvrages produits en vue d'une vente immédiate augmente », dit Louis Peisse1 *, « de jour en jour... un bon tiers des tableaux ne sont évidemment que des articles de commerce. »
« Sauf quelques rares exceptions », gémit G ustave Planche ’, « le Salon est plutôt un bazar qu’une lutte ardente entre des talents sincères... Le Louvre n'est plus qu’une succursale de Susse et de Giroux. »
Cette pudeur est singulière. Il est naturel que les artistes vivent de leur talent ; or, leur clientèle s’est transformée et étendue; au lieu de compter sur quelques mécènes très puissants, ils s’adressent désormais à des acheteurs médiocres et nombreux qu'ils ne peuvent toucher directement. Le Salon n’est pas uniquement pour eux une manifestation esthétique ; très légitimement ils le considèrent comme le meilleur moyen d’entrer en relation avec les amateurs.
En vertu de celle même évolution le commerce des marchands de tableaux s organise et se développe 3 4. L' Artiste constate, en 1 83 5 , la vogue îles magasins de Susse, de Durand-Ruel, de Giroux, le plus ancien des trois, et il s'en félicite avec raison \
Une tentative d’expositions d’œuvres à vendre avait été faite par Gaugain au musée Colbert 1829-1832). L essai est repris, en 1 8 4 3 , aux galeries des Beaux-Arts, 12, boulevard Bonne-Xouvelle. Par une innovation piquante, ces galeries ont un orsrane ouvertement accrédité, le Bulletin de l'Ami des Arts qui, sous la direction d'Albert de la Fizelière, a